Poser des questions c’est prendre le risque d’entendre des réponses déplaisantes mais c’est aussi le seul moyen de faire avancer les choses si l’on veut bien prendre en compte ces réponses. C’est ce qu’a fait une société spécialisée, peu importe son nom, qui a donné la parole à des salarié(e)s permanent(e)s travaillant dans des Centres de services et des UTA et là, le moins qu’on puisse dire, c’est que les choses ont été dites très clairement.
Premier sujet de mécontentement, évidemment, les salaires. D’ex-assistantes d’agence déplorent la perte de salaire que leur a valu le passage de l’agence à l’UTA ou à un Centre de services, rappelant au passage que des promesses avaient été faites. Oui, mais justement, c’était des promesses et comme l’affirme le dicton « au pays des promesses, on meurt de faim ».
Un autre point ressort régulièrement, c’est le manque d’homogénéité dans les rémunérations. C’est un peu comme à La Samaritaine : on trouve de tout dans les rémunérations des assistantes et gestionnaires de comptes. Avec primes sur objectifs ou sans, certaines jugées atteignables d’autres non, fixées dans les temps ou beaucoup trop tard.

Autre sujet qui fâche, on y revient toujours, le manque de reconnaissance. Heures supplémentaires non rémunérées, investissement personnel, stress, fatigue… pour un salaire qui ne suit pas et une considération très moyenne et même en-dessous de la moyenne. Pourtant, globalement, les salariées entendues se disent attachées à l’entreprise et ne demandent qu’à être entendues et considérées. Est-ce trop demander ?
En tout cas, nous sommes totalement d’accord et solidaires avec les salariées des Centres de services et des UTA quand elles demandent une harmonisation des calculs de salaires, l’intégration des primes dans les salaires fixes et la valorisation de l’ancienneté et des compétences.

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