Père Noël 2011 ?
Les négociations salariales ont démarré et vos délégués syndicaux CFE CGC y participent activement, n’ayant qu’un objectif en tête : mettre un coup d’arrêt à la paupérisation des salariés Adecco et revenir progressivement à des rémunérations décentes en rapport avec les travail fourni et le niveau de compétences requis.
La direction peine à reconnaître que l’année 2011 aura finalement été, malgré la morosité ambiante, une bonne et belle année si l’on veut parler finances. Bien sûr le climat social se dégrade mois après mois et il semblerait que ni les résultats de l’enquête GPTW (« Garde Prête Ta Winchester »), ni nos multiples avertissements n’aient vraiment été entendus, ni compris. 
On nous annonce des jours difficiles sur le plan économique, ce qui n’est hélas pas forcément faux, en oubliant soigneusement de nous parler des années fastes au cours desquels les rémunérations ont été soigneusement rabotées par toute une alchimie mathématique dont quelques Dr Foldingue semblent détenir le fabuleux secret. La régression du pouvoir d’achat, aggravée par la crise de 2009 a mis en évidence les sinistres effets d’un blocage quasi-systématique des salaires fixes depuis une dizaine d’années.
Aujourd’hui, bien que les négociations soient en cours, nous semblons nous orienter vers une légère revalorisation des grilles qu’explique en grande partie la hausse du Smic – celui-ci rattrapant les plus faibles salaires contraint, par un effet domino, à modifier un peu l’ensemble des grilles. Mais, cette revalorisation légère, à peine symbolique et ne concernant qu’une minorité de salariés ne devrait, en l’état, correspondre en rien à nos attentes.
Pour les conditions de travail, ce n’est pas la joie non plus et le sous-effectif maintenant systématique suscite un accroissement des situations de tension et des départs plus ou moins volontaires car, comme chacun sait, il y a démission et « démission »… Une nouvelle affaire de harcèlement moral dans l’Ouest met en relief la fragilité des relations sociales et professionnelles dans une entreprise totalement centrée sur l’économique et en tension permanente. Ce cas de harcèlement moral, dont nous ne dirons rien pour l’instant, nous fournit une occasion supplémentaire de rappeler le respect que nous avons pour une grande majorité de Directeurs de secteur contraints de manager les mains vides et en préservant au mieux l’humain. Qu’ici ou là une brebis galeuse se livre aux pires excès ne change rien à notre soutien global. D’ailleurs, qui d’autre que nous se soucie de la fonction managériale et de ses difficultés (voir notre article du 26 août dernier) ?
Pour en revenir aux salaires, nous vous communiquerons au fur et à mesure, sur ce blogue, les avancées de la négociation NAO en cours.

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