Un certain nombre de salariés semblent empressés de connaître les modalités et conditions du Plan de départ volontaire annoncé le 1er mars dernier par la direction de l’entreprise. Celle-ci presse constamment à son tour les élus d’accélérer le rythme et d’accepter de négocier au plus vite les conditions de ces départs mais en la matière nous savons bien que la précipitation pourrait être néfaste aux salariés. En effet, non seulement un certain nombre d’étapes s’avèrent juridiquement incontournables mais il faut de plus prendre en compte le déroulement logique d’une négociation avec ses réunions successives, ses compte-rendus et ses inévitables confrontations. Une solution convenable est à ce prix.
Les enjeux sont en apparence contradictoire si l’on considère que la direction veut jouer la montre et appliquer au plus vite l’organisation qu’elle concoctait depuis des années alors que les représentants du personnel sont bien résolus à comprendre les enjeux, les causes, les conséquences et à défendre pied à pied les salariés qui partent comme ceux qui restent. La direction a travaillé des mois durant, sans doute davantage encore, avec les meilleurs experts et cabinets-conseil tandis que les élus ont découvert le projet le 1er mars, par voie de presse, quelques instants avant le Comité central d’entreprise du même jour. Le niveau d’information apparaît donc pour le moins très inégal et un rééquilibrage s’impose si l’on veut procéder à des échanges fructueux et productifs.
Quant aux salariés, leur légitime curiosité les pousse tout naturellement à vouloir connaître le plus vite possible les conditions financières d’un départ volontaire et leur éventuelle volonté de quitter l’entreprise dépendra, au moins en partie, des dispositions arrêtées. Nous comprenons leur hâte comme nous aimerions qu’il comprennent les nécessités d’un vrai dialogue social autour d’une véritable négociation. 
De plus, nous disons et répétons à chaque séance que nous défendons tout autant les salariés qui restent que ceux qui partent. Dans quelles conditions de travail les premiers vont-ils poursuivre leur mission ? Avec quels moyens et quels effectifs ? Peut-on croire un instant que le rapprochement de deux réseaux aux identités fortes et anciennes se déroulera sans le moindre inconvénient ? Non, évidemment.
Pour résumer ce qui précède, notre action s’oriente donc dans trois directions. Tout d’abord la négociation des conditions de départ volontaire de ceux qui ont un véritable projet abouti et une véritable envie de quitter l’entreprise, puis la protection de ceux qui, n’étant pas forcément « volontaires » à-priori pour partir, subiraient d’une manière ou d’une autre des pressions et incitations fortes (mobilité, sanctions…) et enfin la défense de tous les salariés qui resteront dans des conditions forcément perturbées. Merci de nous faire confiance dans notre action pour la défense de tous les salariés.

2 Commentaires

  1. Nombreux sont ceux en effet qui attendent des précisions quant à ce plan de départs volontaires, non pas par "légitime curiosité" comme mentionné, mais comme tout le monde le sait ce projet est incontournable, peut être juste pour anticiper, peser le pour et le contre d'un départ et surtout pour apaiser les inquiétudes de certains qui ne seraient pas concernés. Cette période d'incertitude est difficile, surtout si on prête attention aux rumeurs.

  2. Pour info vous êtes des IRP donc représentants du personnel par conséquent vous vous devez de représenter la volonté du personnel en place et non votre simple avis…à titre purement personnel…

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