Quelles que soient les rumeurs, souvent contradictoires, nous essayons sur ce blogue de nous en tenir à la plus stricte objectivité et de rendre le compte le plus simplement possible des nos avancées et de nos difficultés. Nos collègues salariés sont lassés des postures électoralistes et autres fanfaronnades stériles. Voici donc ce que nous pouvons dire très simplement de la situation.
Les négociations avec les organisations syndicales ont été engagées inter-entreprises, c’est-à-dire avec Adecco France, Adia et A.G.F. pour aboutir, assez rapidement à un blocage, notamment de la part de la direction agacée que les choses n’avancent pas plus rapidement. Le problème de la négociation, c’est qu’il faut être deux et accepter de part et d’autre des concessions. La véritable négociation s’exprime par une chaîne de concessions et d’abandons réciproques destinés à obtenir une solution satisfaisant à peu près chacun sans donner totale satisfaction à personne. C’est ainsi et la direction devra s’y faire. Fini le bon vieux temps du syndicalisme toutou qui léchait les mains du bon maître en attente d’un modeste susucre bien vite suivi d’un coup de pied dans l’arrière-train.
Il est regrettable qu’aujourd’hui la direction ait botté en touche sur l’ensemble de nos demandes préalables à la négociation des éléments chiffrés de la négociation. Nous demandons, par exemple, depuis plusieurs mois la levée de la clause de confidentialité afin que chaque salarié puisse prendre connaissance de l’essentiel du projet et mener ainsi une réflexion en connaissance de cause. Refus répétés de la direction. A ce sujet, nos collègues Adia ont lancé une action en justice pour « confidentialité abusive » dont l’audience se tient aujourd’hui même. Nous tiendrons nos lecteurs informés des suites de cette action judiciaire.
Nous demandons la levée de la clause de mobilité pendant le déroulement du Plan de départ volontaire, afin que celle-ci ne constitue pas un puissant moyen de pression de nature à aider certains salariés à se porter « volontaires », si vous voyez ce que je veux dire… Un salarié lambda, pas spécialement volontaire au départ de l’entreprise pourrait fort bien le devenir s’il se voyait muté trop loin de son domicile. Refus absolu de la direction.
Nous insistons sur la levée systématique de la clause de non-concurrence des volontaires au départ afin qu’ils puissent rebondir dans le métier qu’ils ont choisi et qu’ils connaissent le mieux. Refus de la direction qui répète à chaque séance qu’elle sera levée au cas par cas, ce qui n’est autre que la règle habituelle. Blocage donc sur ce point essentiel, lui aussi.
Nous souhaitons vivement que soit ôtée du projet la notion de suppression de postes afin d’inscrire ce plan social dans la configuration d’un véritable Plan de départ volontaire. Il y a 530 suppressions de postes (équivalents temps-plein) prévues alors qu’il s’agit d’un Plan de départ volontaire. Comment peut-on en effet affirmer qu’il y a 530 suppression de postes alors que l’appel à volontariat n’est pas même lancé ? Il y a là une incohérence qui surprend nos experts. Pour rassurer les salariés, il suffirait d’affirmer et d’écrire que le nombre de suppressions de postes équivaudra au nombre de départs volontaires. Imaginons qu’il y ait 330 volontaires au départ, cela donnerait donc 330 suppressions de postes. Refus catégorique de la direction de réviser cet aspect du plan : elle maintient le nombre de 530 suppressions de postes.
Lors de la dernière réunion de négociation, nous avons proposé la signature d’un accord de maintien dans l’emploi, accord somme toute assez classique dont nous avons d’ailleurs proposé une trame à personnaliser. Refus de la direction.
Enfin, avec l’UNSA, nous demandons à la direction de ne pas oublier les salariés qui restent, les grands oubliés du PDV (comme ils l’ont été du P.S.E.), et réclamons une prime exceptionnelle et significative pour tous, qui permettrait d’envoyer un signal fort et de compenser modestement les baisses constantes de rémunération, la disparition de la participation, les conditions de travail dégradées et le stress généré par la restructurite aiguë et chronique dont souffre l’entreprise qui ne semble pas en voie de guérison. Cette revendication constitue même un préalable à des véritables négociations. Refus de la direction.
En résumé, la balle est dans le camp de la direction et nous n’accepterons aucun simulacre de négociation. Nous ne jouerons pas au jeu « pile tu perds et face tu perds aussi ». Dans les semaines qui viennent, nous demanderons certainement aux salariés de nous aider à les aider. Sans leur mobilisation massive dont les modalités restent à préciser, rien ne sera possible.

Demain sur ce blogue :
GPTW : avez-vous pensé à répondre au questionnaire ?

8 Commentaires

  1. Ceux qui restent sont les plus résistants, c'est une certitude !

    Je leur souhaite de ne rien abandonner, de ne rien lâcher, et de trouver une solution qui les satisfasse EUX et seulement EUX.

    Oubliez cette idée de négociation stupide, vous n'avez rien demandé, ce sont eux qui ont supprimé vos postes, alors il n'y a rien à négocier : Annoncer le prix et n'en bougez plus. Dans tous les cas vous serez gagnant, un refus et bien vous gardez votre poste, un accord : vous partez avec de quoi rebondir !

    Et Attention ! Vous 'êtes pas en solde ! alors : le prix vous le calculez bien ! c'est la crise messieurs dames il faut prévoir. (et puis vu ce qu'ils ont dépensé en participation il doit y avoir du casch!)

    Les salariés on résisté à l'ensemble de méthodes destinées à leur saper le moral, depuis 18 mois ils sont plongés dans une véritable guerre des nerfs, le plus difficile est passé maintenant, il ne vous reste qu'à passer à la caisse et surtout de partir chargé !

  2. Bonjour,
    "Simple conseillère en recrutement" je poste quelques lignes afin d'exprimer mon mécontentement même si j'adore mon métier.
    Pour un groupe de RH, laisser ses salariés dans l'incertitude de leur emploi : suppression de poste, mobilité… ça la fout mal !!! Excusez mon langage mais j'en ai marre de continuer de bosser dans ces conditions sans compter que de toutes façons, la marque pour laquelle je bosse va disparaître. A conmpter d'aujourd'hui j'assurerai ma fonction au minimum requis : fini les heures, fini les visites clients, fini la prospection. Pour un quasi-SMIC, c'est déjà pas mal. Non mais ! de qui se moque t-on ?

  3. comme je le pense depuis le début, c est un plan social que nous avons chez adecco; des postes sont à supprimer, donc…
    nous demander de partir, bien, mais si on accepte de partir car plus de poste, autant que la direction nous donne la possibilité de poursuivre notre métier, car la concurrence, elle a des besoins en personnel, donc cette clause de non concurrence !!…. si vous voulez qu on parte, on part , donné vous cette chance madame la direction !!

  4. la société devient triste, bon après tout les actionnaires eux rien qu'eux, et les directeurs opérationnels qui envoient des lettres d'augmentation sans prévenir les agences, et pof les clients et prospects plus rien, faute professionnelle , certain vont se reconnaitre, mais celui là va bientôt partir à la retraite anticipée avec quoi comme chèque alors les syndicats agissez,et des directeurs régionaux qui ne pensent qu'à leurs carrières et qui n'ont aucune reconnaissance rien que les chiffres, attention ils sont dangereux car ce sont les salariés qui font ADECCO, dès le plan déterminé, on parlera de tous ces gens et de leurs actions, on compte sur vous, et appeler RTL bon courage

  5. @Anonyme de 22H49 : Si tu as la chance d'avoir un directeur Opérationnel qui envoie des lettres d'augmentation sans te prévenir surtout ne le le lâche pas !!! Mdr !

  6. je voudrais aussi donner mon avis, pourquoi la direction aurait elle toujours raison ? comment en agence fait on pour annoncer aux intérimaires qu ils n ont pas droit à la participation alors que nous même sommes extrémement décu!
    si nous sommes là c est que nous aimons ce que nous faisons, s il faut partir il faudra le faire dignement, alors, c est votre métier, c est pour cela que nous vous payons NEGOCIER, d autres entreprises ont réussi pourquoi pas ADECCO ?battez vous, ne baissez pas les bras, défendez ceux qui cotisent et qui ont besoin de vous et stop aux concessions, nous en avons assez fait! merci par avance

  7. alors les syndicats cfe cge vous demandez à vos dirigeants syndicaux de parler d'adecco à la radio nous comptons sur vous et surtout les agences adia fermées, combien cela rapporte aux actionnaires , on veut des chiffres, on attend, les délégués nous voulons vous voir à zurich et le représentant de votre syndicat à qui nous allons envoyer un mail bon courage

  8. @ Anonyme de 19H02 :

    "c est pour cela que nous vous payons NEGOCIER"

    HUMMMMMM ! je ne suis pas certain qu'il faille formuler les choses de cette façon…

    Selon un des derniers articles, il est mentionné :
    "En clair et pour donner quelques secondes dans l'utopie, si au moins 30% des salariés étaient syndiqués et si les mouvements de grève étaient suivis ne serait-ce qu'à 50%, il est bien évident que cela fait belle lurette que les rémunérations n'auraient rien à voir avec celles que subissent nombre de salariés. A bon entendeur, salut."

    ça m'a pourtant semblé clair. (si! si! très clair même ;o)

    Avez-vous participé à la dernière grève ? Sachez que les syndicats travaillent au mieux de vos intérêts.

    "La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force. »
    citation de Plutarque. Dans ce cas la Direction est pressée d'en finir alors prenez le contre pied.

    Pour les intérimaires : le mieux et de leur donner le Numéro de la Direction afin que ces derniers leur expliquent ces 0 euro de participation. Je suis certain que la Direction va adoorrreerrr ! un régal !

    Pour ce qui est de la participation je comprends bien qu'il est difficile d'expliquer aux intérimaires cet énorme mystère, c'est assez nébuleux pour tout le monde.

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