Théoriquement, on le sait et cela nous a été dit, répété et écrit, il s’agit d’un plan proposant aux salariés de quitter l’entreprise sur la seule base du volontariat. C’est donc le salarié qui décide, en connaissance de cause, s’il souhaite bénéficier des conditions prévues à cet effet ou, dans le cas inverse, rester à son poste ou à un autre équivalent.
Après la théorie, il y a la vraie vie et un certain nombre de remontées nous indiquent clairement que dans de nombreuses régions le volontariat est pour le moins un peu aidé. Nombreux sont en effet les salariés à qui l’on fait comprendre, de façon très explicite, qu’il serait tout à fait souhaitable qu’ils soient volontaires. Cela va du « A ta place, je profiterais de l’occasion » jusqu’à « De toute façon, il faut que tu te trouves un projet et que tu te positionnes« . Nous avons même eu connaissance de propos beaucoup plus alarmants, ce qui donnait : « De toute façon il faut que tu te trouves un projet. A partir du mois d’août, je lance la machine et tu seras volontaire« .
Une seule vérité derrière ces témoignages, désavoués par la direction ou non : l’entreprise a décidé d’alléger les structure et, pour prendre une expression marine, de réduire la voilure afin de, prétendument, sauvegarder la compétitivité mais, peut-être aussi d’anticiper une dégradation importante de l’activité économique. Les informations économiques de ces dernières semaines apportent un lugubre écho aux restructurations en cours. L’annonce du groupe PSA présage d’une accélération de la désindustrialisation du pays. Elles sont déjà bien loin les rodomontades électorales sur la réindustrialisation et les nécessités de fabriquer français…

Mais aujourd’hui, le groupe Adecco se porte au mieux et ses grands actionnaires flottent dans une sorte de nirvana voluptueux depuis l’annonce du rachat par le groupe de 400 millions d’euros d’actions pour les détruire et rendre d’autant plus rentable le titre. Il est donc particulièrement choquant que s’exercent pressions et manipulations sur des salariés qui ont apporté et continuent de le faire, leur force de travail, leurs talents et leur confiance au groupe Adecco, dans le but de les précipiter vers un départ plus ou moins forcé de l’entreprise.

5 Commentaires

  1. Moi je connais une collègue qui revient de congé maternité sur un poste de RR donc pas visé par le plan et à qui son DS a proposé de faire un abandon de poste si elle ne voulait pas reprendre son poste. Pour le N1 de RH, c'est triste …

  2. PDV ? Plan de départ volontaire ?, non bien sur !
    Participation au Développement du Vélo …..
    500 postes de supprimés, la faute à la crise mais en attendant Adecco est l'un des principaux mécènes de l'équipe Loto du tour de France 2012…..

    Il est préférable de sponsoriser un événement sportif international plutôt que de préserver l'emploi de ses équipes.

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