Machine à volontariat
Il semblerait, et c’était prévisible, que des pressions de plus en plus fortes s’exercent à l’encontre d’un certain nombre de salariés. Des témoignages et remontées font état de propos non équivoques, de suggestions appuyées et même de demandes très directes, dans le style : « Quand est-ce que tu pars ? » et même « quand est-ce que tu démissionnes ? ». La machine à volontariat est lancée et la direction semble vouloir accroître rapidement le nombre de volontaires au départ. Il y a aujourd’hui trois grandes catégories : les vrais volontaires qui ont un projet et un sérieuse envie de quitter leur poste et/ou l’entreprise, les volontaires qui s’ignorent encore et les désignés d’office qu’on prie de présenter un projet dans les meilleurs délais. La deuxième catégorie finit, souvent mais pas toujours, par rejoindre la troisième.
Dans le grand capharnaüm qui s’annonce, des P1 deviennent P2 et vice-versa, au gré des estimations et des humeurs. Le statut semble flottant pour certains. Des salariés sont priés de s’intéresser à des offres d’emploi pour lesquelles ni la rémunération, ni le niveau ne sont indiqués. On va quand même pas mégoter pour des histoire d’argent, n’est-ce pas ? Mais quand même… D’autres s’étonnent qu’on ne leur réponde pas plus vite.
Les salariés du siège, quel que soit leur niveau, ne semblent guère mieux lotis, tel ce cadre muté d’un service à un autre sans même avoir été consulté. C’est la seconde catégorie : le volontaire qui s’ignore, le volontariat subconscient. Dans l’encadrement supérieur de l’entreprise, ce n’est pas la joie non plus et des anecdotes affligeantes nous parviennent prouvant l’incompréhension, voire un sentiment de colère, des uns et le scepticisme d’autres.
Pour de nombreux salariés, la situation va rapidement devenir invivable. Faute de mobilisation massive et de solidarité active, les salariés subissent réorganisation sur réorganisation, baisses constantes des effectifs, des moyens et des salaires. S’imaginer que la situation s’en tiendra là serait, à notre avis, faire preuve d’une touchante mais périlleuse naïveté. A ce sujet, lire et relire notre tract de novembre 2011. Ce n’est peut-être pas d’hier mais tout y était dit.

9 Commentaires

  1. Je ne veux de mal à personne, mais tout ces "cadres supérieurs" qui nous ont tellement méprisés et humiliés pendant des années, ça leur fait quand même "du bien" de voir comment ça fait quand on passe de l'autre coté du manche.

  2. On ressent une certaine frustation chez ce M ou Mme ANONYME: je pense que le mieux serait aussi de làcher sa frustation en dehors de l'entreprise ! Cela fait des années que rien ne bouge si ce n'est le sentiment de se faire avoir en permanence, maintenant il faut en effet prendre son baton de pélerin et faire son business et arreter de subir …

  3. Je suis d'accord avec toi Anonyme de 17H28 ! ça doit leur faire bizarre à "l'encadrement supérieur de l'entreprise" de se voir appliquer les méthodes méprisables qu'eux même avaient pour habitude d'infliger pour faire craquer les autres …

    Mais ça c'était avant !

    J'ai habituellement beaucoup d'empathie pour les autres, mais je dois reconnaître que j'éprouverais beaucoup de plaisir à en voir 2 précisément avec la tête dans la boue !

  4. Je suis le premier posteur (celui de 17h28) et je répond à celui qui m'a suivi.
    Tout à fait d'accord sur cette appréciation et c'et bien pour celà que je m'en vais en décembre !

    Après 29 ans de bons et loyaux services, un divorce et un infarctus ; je pense avoir assez donné.

    Ceci étant je me suis battu ; mais tel Sysiphe et son rocher ou Danaïde et son tonneau je'ai décidé de laisser tout ces beaux intellos qui n'ont jamais vendu une heure de TT de leur vie de couler avec leur bateau sans moi.

  5. pour la tête dans la boue :

    réunion de rentrée aujourd'hui pour notre région et au vue du comportement pitoyable d'un de nos DS, (le plus calamiteux de l'histoire du groupe), envers une collaboratrice exemplaire, lui mettre la tête dans la boue serait un bon début, mieux encore, un bon coup de pied au c..
    Svp Zurich, ouvrez les yeux, il y a tellement "de vraies" talents au sein du groupe, arrêtez les erreurs de casting.

  6. alors apres l article du vendredi 14 sept, ma question, alors les personnes qui etaient autour de cette collaboratrice exemplaire, sont bien sur intervenues, et ont pris contact aupres du DR pour dire combien le comportement du DS etait "dégueulasse" , bien cela s est passé comme cela, cé bien connu. non ?

  7. Il faut arrêter de croire que les DS sont des vilains et que les DR ne sont pas au courant et encore moins les DG etc …

    C'est une pyramide : les décisions, les process, partent du haut vers le bas et non le contraire. Les DS et autres ne font qu'appliquer consciencieusement "les règles du jeu" établies par leurs responsables DU HAUT.

    Ils ont des objectifs à remplir et on leur donne toutes les latitudes pour y parvenir.

    De temps en temps les masques tombent, et ce n'est pas beau à voir. Tien, d'ailleurs, je me pose une question : ça doit être difficile de se regarder dans le miroir et de devoir supporter la vue de cette tronche misérable en se rasant chaque matin ? Non ? Quand on est un minable qui pousse à bout de bons salariés pour qu'ils craquent et partent.

    Ah …. que c'est difficile de rester polie, je me fais violence.

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