Un certain nombre d’anomalies et de loupés nous sont remontés par des salariés surpris par certaines méthodes aux limites de la coercition. Dans certains endroits, il ne ferait pas bon s’être déclaré volontaire si l’on est dans la catégorie « P2 ». On sait en effet que les candidatures au départ ainsi baptisées doivent patienter dans l’attente de leur remplacement. Jusque-là, tout va bien, si l’on peut dire, mais, malheureusement, dans certaines régions, les pressions morales se multiplient à l’encontre des salariés de catégorie P2 qui ont eu la transparence de faire connaître leur intention de quitter l’entreprise.


Cela va de la suggestion de prise de congé sans solde (sic) à l’incitation à la démission. Oui, en plein Plan de départ volontaire, certains salariés ayant fait connaître leur intention de bénéficier du dispositif se voient incités à démissionner et quitter l’entreprise une main devant, une main derrière… Il y a mieux encore ou plutôt pire : un commercial (P2) ayant postulé sur un poste de Directeur d’agence « multisites », n’ayant encore reçu aucune suite à sa candidature, prévient les collaborateurs de l’agence convoitée en question qu’il va postuler directement auprès du Directeur opérationnel qu’il prétend connaître personnellement…
Pendant ce temps-là, le Directeur général du groupe, Patrick de Maeseneire laisse planer une lourde menace sur d’éventuelles nouvelles suppressions de postes. Afin de ne pas déformer ses propos, citons-le directement : « Malgré le durcissement de la conjoncture, Adecco maintient que sa
profitabilité atteindra les 4 %, le même niveau qu’en 2011. Et, pour le
moment, le groupe n’estime pas nécessaire de tailler encore dans son
personnel. «Mais si jamais la crise s’aggravait, nous pourrions éventuellement être contraints de procéder à des départs supplémentaires, reconnaît Patrick de Maeseneire. 70 % de nos coûts sont des coûts de personnel.»(Le Figaro, 20 septembre 2012).
Nous l’avons fréquemment dit et écrit : il n’y a aucune raison que le processus s’arrête un jour. Défendre son emploi, c’est ici et maintenant, par l’action collective et l’engagement avec un syndicat responsable et investi. Aucune stratégie personnelle d’évitement n’épargnera jamais aux salariés les conséquences de la financiarisation des entreprises. Rester dans l’entreprise ou la quitter, peu importe finalement et subir ici ou ailleurs reviendra toujours quasiment à la même chose. La seule voie positive pérenne consiste à prendre son destin en main et à s’impliquer ici et maintenant, à quelque poste que l’on se trouve et quelque fonction que l’on occupe.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour, qui a parlé de volontariat? Il faudra me donner un cours pour que je comprenne. En effet, votre poste supprimé, non "sélectionné" sur les postes support du "nouvel adecco", bon nombre de collègues ou plutôt futur ex-collègues, autour de moi, se voient devenir des volontaires contraints, sans d'ailleurs savoir depuis le 1er octobre, ce qu'ils doivent faire, aller au bureau à la rencontre de celui qu'on a préféré et qui occupe le poste!!!??? Tout simplement honteux et je vous avoue que mon souhait le plus fort aujourd'hui est que Mr Dehaze ne parvienne pas à ses fins et qu'il ne trouve pas ces 550 "volontaires". Enfin, chers représentants syndicaux, j'apprécie ce blog mais n'avez vous pas qques menus moyens pour enrayer cette machine infernale? Nous sommes témoins de purs licenciements économiques et vous ne semblez pas bouger. La société met de côté des salariés qui ne souhaitent pas partir, grosso modo la seule direction qui leur est indiquée est la porte de sortie, sympa pour quelques fois 25 ans de bons et loyaux services… Enfin, que dire de la base evolution, sur laquelle des postes sont à pourvoir, mais les vrais volontaires au départ ne sont pas tenus informés des éventuels postulants à leur poste. Quant à moi, crise de conscience, comment continuer à travailler dans cette entreprise… Que tous ceux qui ont une réponse à cette question me répondent. Merci

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