Comme l’écrit l’un de nos lecteurs, il y a tous ceux qui veulent partir mais ne le peuvent et tous ceux qui aimeraient rester mais dont on ne veut. Une DRH sort par une porte tandis que son successeur bondit par une autre, comme dans les grands classiques du théâtre de boulevard. Feydeau semble toujours au goût du jour. La décence, la courtoisie et surtout l’efficacité eussent commandé que la sortante présentât l’entrante, comme cela se fait assez généralement lorsque les affaires se déroulent sereinement. 
Un ex-Directeur régional, non retenu pour une direction opérationnelle territoriale se voit proposer une direction opérationnelle spécialisée, nettement moins valorisante il est vrai, et, patatras ! le voici qui se défausse et prend la tangente. Un Directeur de zone, pourtant dûment sélectionné, se démet au dernier moment tandis qu’une autre nous la joue façon starlette : nominée elle se démet puis revient en loucedé, avant peut-être de refuser à nouveau. Qui sait ? On ne peut s’empêcher de penser à la chanson « Si j’avance tu recules, comment veux-tu que je t’embrasse » (pour la fin du titre, il existe un parodie, rimant mieux mais nettement plus « hard » que je vous épargnerai. Il y a des dames). Sans parler de nombre de nominations s’étalant en longueur alors qu’il ne s’agit pourtant de rien d’autre que de départager des candidats connus et bien établis dans l’entreprise depuis plusieurs années. Suspens et adrénaline garantis pour les intéressés.
De nombreux collègues dont le poste est supprimé et qui se sont vu refuser le poste auquel ils avaient postulé nous font part d’un situation d’angoisse intolérable et se demandent ce qu’ils vont bien pouvoir devenir à moyen terme. Pendant ce temps, des dizaines de « P2 » piaffent d’impatience en attendant le prince charmant qui daignera briguer un poste dont ils ne veulent plus. Las, ledit prince charmant se fait, semble-t-il, d’une discrétion de violette.
Quant aux collègues ex-Adia, nous comprenons leur inquiétude à l’idée de rejoindre un réseau concurrent de longue date, avec tout ce que cela comporte de rivalités et inimitiés plus ou moins artificiellement entretenues mais néanmoins porteuses d’incontestables séquelles relationnelles. Ils peuvent compter sur notre soutien sans faille pour les aider à franchir ce cap difficile.
Il est plus que temps, et c’est un véritable signal de détresse que nous actionnons, que la direction stabilise l’organisation et exprime un projet positif et pérenne pour l’entreprise. Les incessantes restructurations, réorganisations et autres gigantesques parties de chaise musicale ne pourront jamais favoriser le climat serein indispensable aux réussites durables.

Demain sur ce blogue : 
L’écrasement fiscal, c’est maintenant

1 COMMENTAIRE

  1. oui cela est triste mais vous les syndicats vous n'êtes pas dans les agences, en ce moment, les élections sont passées ou quoi, rien toujours rien sur les radios, de toute façon notre pdg dans six mois ne sera plus là, ce sera un autre, bon courage à tous

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