En fait, c’est le moral qui serait plutôt en berne à Zurich. En effet, les résultats du troisième trimestre du groupe Adecco viennent de tomber et, s’ils sont loin d’être catastrophiques force est de reconnaître que les différents indicateurs s’affichent en demi-teinte. Il s’agit, il faut le préciser, de chiffres concernant le groupe et non la filiale France.

Le profit brut a quand même augmenté de 4% tandis que les résultats pour le troisième trimestre perdent 18%. Impossible de ne pas mentionner l’impact des restructurations estimé à 22 millions d’euros dont 19 pour la France.
On observe une baisse relativement importante en France, au Japon, en Italie tandis que la croissance se poursuit en Amérique du Nord. Autre sujet d’inquiétude, le placement régresse fortement avec une baisse de l’ordre de 10% et même de 31% au Royaume Uni et en Irlande qui constituent le troisième marché mondial. De façon plus générale, c’est l’Europe et plus particulièrement la zone euro au premier plan de laquelle la France qui tire vers le bas les résultats du groupe. La France affiche un recul de 16% de son chiffre d’affaires sur de troisième trimestre alors que le PRISME évoque une baisse de 9,5% du marché de l’intérim sur le premier semestre. Rappelons que le groupe réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires en Europe
(60% exactement) et la France représente son premier marché.
Ceci dit, rangeons les mouchoirs et séchons nos larmes amères puisque le chiffre d’affaires est jugé conforme aux attentes des analystes et que l’Ebita et le bénéfice net les ont dépassées. Les marges se sont en effet révélées plus élevées que prévu. Le bénéfice opérationnel Ebita progresse même de 2% hors coût de restructuration, à 232 millions d’euros et la direction générale du groupe maintient son objectif à moyen terme de 5,5% pour ce critère essentiel. « Adecco a battu les attentes des analystes
consultés par l’agence d’informations financières AWP, qui prévoyaient
un bénéfice net de 109 millions d’euros et des revenus de 5,274
milliards
 » peut-on même lire dans la presse économique.
Pour ce faire, la priorité restera, nous dit-on à « la discipline des prix et au contrôle des coûts »…

1 COMMENTAIRE

  1. Et bien on vient de retrouver où était passée notre participation !
    Ouf, nous étions très inquiets…

    Au fait bravo pour le jeu de mot dans le titre (Berne+Zurich=humour)

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