Difficile de dire, sans dire, tout en disant un peu quand même… au risque de fâcher les uns et de décevoir les autres. En cours de négociations, il est bien entendu impossible de communiquer de façon précise sur les quelques éléments dont nous disposons. Il est quand même toléré de pouvoir affirmer que rien de bien spectaculaire ne va survenir pour ce qui concerne la rémunération et, qu’une fois de plus, le Père Noël ne viendra certes pas de Zurich. Il ferait plutôt le trajet inverse si vous voyez ce que je veux dire.
Pour être plus précis, nous craignons que le rapprochement des deux réseaux, Adecco et Adia, ne présente qu’une opportunité, une de plus, d' »harmoniser » les rémunérations à la baisse. Il y aura toujours au moins deux manières d’harmoniser, l’une à la hausse et l’autre à la baisse. Le choix de la direction semble solidement établi…
Pour le reste, les discussions autour de l’article 36 – le dispositif permettant à des non cadres de bénéficier d’une caisse de retraite complémentaire cadre – s’éternisent et nous n’aurons pas fini de revenir sur le sujet. Là encore, une harmonisation à la hausse commanderait à l’entreprise de faire bénéficier les salariés ex-Adia des avantages de l’article 36 en leur épargnant un surcroît de cotisation, l’harmonisation à la baisse consistant à supprimer le statut pour les assimilés-cadres Adecco, tout au moins les « N3 ». Devinez de quel côté penche la balance ?
Des menaces planent à nouveau sur la prime BTP comme sur celle dite IPPC. Rien de bien réjouissant malgré les gains de productivité considérables réalisés par les suppressions d’emplois massives et répétées et la fermeture de 165 agences. Ce n’est visiblement pas cela qui améliorera le sort des « survivants » comme les ont nommés nos experts auprès du CHSCT.
Nous rencontrons régulièrement des salariés évoquant une rémunération stagnante depuis cinq, dix ou quinze ans. Le record absolu revenant à une salariée gagnant la même chose qu’il y a… vingt-trois ans. L’ascenseur social n’est même plus en panne, il s’est carrément écrasé au sol !
Notre action, celle d’une poignée d’hommes et de femmes engagés dans la défense des salariés ne pourra rien sans vous, sans votre soutien et votre mobilisation. Ne pas défendre son emploi, son salaire et ses conditions de travail ici et maintenant, c’est se résigner à subir ici ou ailleurs. Le premier et le plus simple des soutiens que vous pouvez nous apporter, c’est d’adhérer à la CFE CGC.

3 Commentaires

  1. 3 centimes de l'heure d'augmentation pour le SMIC au 1/1/2013 pensez-vous que cela soit réjouissant ? le problème est global en France. Mais tout le monde la ferme continue à être encore et toujours plus productif pour un salaire toujours aussi minable.

    Travaillez à la hauteur du salaire que l'on vous verse mes amis !

  2. pensez vous que les salariés concernés veulent garder ce statut?? Pour les ex adia , ils en semblent pas intéressés. Pouvez vous les questionner? Vu le turn over sur ces postes , je ne suis pas sur que ce soit un argument. Mais il faut dire que les Adecco bénéficent de primes plus avantageuses que celles des ex adia?

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