Du 26 décembre au 3 janvier, rediffusions

Article publié le 9 octobre dernier
Dany Boon a rendu éminemment sympathique cette belle région du Nord
souffrant d’un déficit chronique d’image mais tout n’y est pas pour
autant forcément rose, comme vous vous en doutez. De plus, cette région
Adecco, à la peine sur l’ensemble des indicateurs (planning
intérimaires, clients, parts de marché, placement, GPTW…) se serait
volontiers passé du scandale que nous vous révélons.

En effet, à Valenciennes dans le Nord, des salariés se lèvent contre l’arbitraire et en ont résolument ras-le-bol de servir de cash-machine.
L’affaire qui suit a été soulevée lors de la réunion des Délégués du
personnel du 28 septembre dernier. Reprenons l’historique de ce qui
risque de prendre des proportions incalculables si la direction ne
daigne pas réagir positivement et rapidement.
En juillet dernier, la Mairie de Valenciennes fait placarder sur la
vitrine de l’agence une affiche mentionnant « bâtiment dangereux ». En
effet, au fil des mois, un nombre de plus en plus important de gravats
et de plâtre avaient une fâcheuse tendance à s’écraser au sol, au risque
de blesser des passants ou des salariés intérimaires et permanents. Un
filet de protection fut même posé immédiatement après la visite du
Bureau Véritas.

En juin, quelques jours avant l’affichage, c’est déjà la panique,
l’évacuation en urgence de l’équipe de l’agence et une salariée d’Expert
reçoit même un courrier lui enjoignant de ne surtout pas retourner sur
place.
Le bâtiment, dûment acquis par l’entreprise et entièrement payé par
l’agence souffre, à l’évidence et c’est bien le moins qu’on puisse dire,
d’un défaut chronique d’entretien. Pourtant les salariés ont plus que
payé leur cote-part : ils ont entièrement payé le bâtiment en 10 ans, de
1999 à 2009 à raison de 950 euros de loyer par mois, puis, une fois le
financement achevé ont continué à verser à Adecco un loyer mensuel de 1
300 euros par mois jusqu’à fin juin 2012, date de la fermeture du local.

Mais le plus incroyable, cause de la colère des salariés, c’est que les
travaux de réhabilitation sont estimés à un montant variant entre 150 et
200 000 euros… qui seront à charge de l’Unité opérationnelle si
Adecco se décidait à garder les locaux. C’est la triple peine : l’agence
paie intégralement le bâtiment puis continue ensuite à payer un loyer
plus important encore et enfin se voit imputer sur dix ans le montant
des travaux résultant d’un défaut d’entretien, avec l’impact qu’on
imagine sur les rémunérations. Pour l’anecdote, même le filet de
protection (6 000 €) sera financé par l’agence.
Avec tout cet argent versé par l’agence, les salariés ne comprennent pas
qu’ils doivent encore financer la réhabilitation de l’agence, d’une
agence qu’ils ont intégralement, et même au delà, financée. Les
salariés de Valenciennes n’ont pas à payer sur leurs salaires la remise
en conformité d’une agence qu’ils ont intégralement achetée et dont la
plus élémentaire maintenance n’a pas été effectuée.

Lors de la dernière réunion des Délégués du personnel, l’ensemble des
élus, tous syndicats confondus, ont exigé que soit menée dans les plus
brefs délais une réunion extraordinaire des DP sur le sujet. La DIRRECTE
(ex-Inspection du travail) est, bien entendue, mise dans la boucle et
les salariés de Valenciennes sont résolus à mener une action jusqu’au
bout. Nous vous tiendrons informé des suites.
En attendant, vous pouvez toujours leur adresser des messages de sympathie et de solidarité.

Jeudi 3 janvier, sur ce blogue :
Fiscalité des indemnités de PDV : 
vers un énorme scandale ?

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