Mister KickOff is really strange
Adecco s’engage à insérer plus de 100 000 jeunes dans la vie active, à trouver un emploi durable à 130 000 personnes et à faciliter l’insertion de 40 000 personnes fragilisées. Pour être des objectifs ambitieux, ce sont des objectifs ambitieux… et encore le terme semble bien faible. 
Ceci dit, il n’y a pas de mal à prétendre à l’ambition, surtout dans un contexte morose, à la seule condition de ne jamais trop s’éloigner du principe de réalité. Avec des « si », il est évident que l’on pourrait faire de grandes choses et envisager une réalité toute autre que ce qu’elle est. Comme disait je ne sais plus qui, « si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle ». Propos emprunt d’une grande sagesse et d’une faculté d’observation hors pair, vous en conviendrez.
Le plus curieux c’est le climat managérial dans lequel une telle ambition s’affiche depuis peu. De l’hymne des « commerçants militants » au vocabulaire employé dans certaines communications, cela sent son cabinet marketing-communication à plein nez. Pensez un peu, on  évoque soudainement « l’évangélisation des clients », une fierté qui « brille de mille feux », d’une « flamme à raviver », et tout un vocabulaire hyperbolique, aux limites du mysticisme, subitement apparu d’on ne sait où. La beauté du métier y est exaltée de même que les salariés devenus en quelque sorte les héros des temps modernes, à mi-chemin entre la Mère Teresa de l’insertion et un abbé Pierre de l’emploi pour tous.
Fort bien tout cela et tout un chacun ressent parfois impérieusement le besoin d’un discours positif lui permettant de s’évader un instant des contingences pas toujours folichonnes du quotidien, à condition de ne point trop en faire. L’hymne, les drapeaux à agiter, les petits bracelets, les « chauffeurs de salle » s’éreintant à susciter des applaudissements et autres mises en scène ne peuvent remplacer une simple et sincère considération des salariés, au jour le jour, concrètement. Les animations que nous évoquons ne font pas forcément l’unanimité et des salariés nous ont confié leur malaise devant des méthodes qui leur semblaient plaquées et en décalage avec leur vécu de ces dernières années et leurs aspirations. D’autres évoquent une infantilisation et d’autres encore un embrigadement pesant.
Rien ne remplacera jamais le dialogue authentique avec les salariés et leurs représentants, l’écoute, l’empathie, l’estime mutuelle et la confiance. Quel crédit accorder en effet à une campagne de communication qui n’intègre ni le dialogue social, ni ses acteurs ?

Demain sur ce blogue :
« Middle Office« , le grand oublié du PDV

11 Commentaires

  1. Une campagne marketing de plus, pour essayer de redorer un blason qui s'est etteind depuis bien longtemps.
    A les écouter le nouvel Adecco va supplenter le marché Français.
    Le moteur a calé et le vrai carburant qui le faisait tourner n'est plus dans le groupe.
    Personne aujourd'hui n'est en mesure de le redémarrer, surtout pas nos dirigeants actuels.

  2. Moi j'y étais et j'ai eu la honte de ma vie…
    Et quand je repense à tout ces benêts qui annonaient les paroles de cette chanson débile, j'ai la nausée !

  3. Pour une fois, que le groupe a lancé une réunion sur un thème innovant, il y en a toujours qui "râle" et oui le Français est râleur, jamais content ! ok c'est en décalage avec ce que nous vivons au quotidien, ok les paroles étaient à chier, ok c'est compliqué tous les jours, ok nous avons perdu de très très bons collaborateurs, mais en en tant que Da, 15 ans dans le groupe, pour une fois que nous avons un peu de fun ! ça grogne ! arreter de vous plaindre tout le temps, il faut aussi avancer et rester positif ! vous devez vraiment être coincé pour en arriver là ! arrêter vos commentaires à 2 balles, et sortez vers le haut !

  4. ho dommage, j 'ai raté le remake de "la veuve joyeuse" version ADECCO ! ça devait être fun ?

    On peut avoir les paroles ? allez …. histoire de rigoler un peu !

    Anonyme de 19H00 : Je sais pas ce que tu prends ? mais je voudrais bien la même chose !

  5. oui effectivement, enfin un peu de dynamisme, depuis le temps qu on entend des personnes se plaindre que l on ne fait rien , pas d élan, mais l elan ne vient il pas aussi des gens eux meme ?? eh puis dans ce cas, il aurait fallu qu ils fassent quoi nos dirigeants pour te donner de l'élan anonyme de 17h10

  6. Je respecte les collaborateurs qui y croient encore, c'est leur droit.
    Mais malheureusement tout ceci n'est qu'une supercherie de plus pour étouffer un climat social déplorable.
    Aujourd'hui le nombre de "problémes RH" (contentieux,litiges,prud'hommes, pénal, etc …) a atteind des reccords dans l'entreprise.
    Est-ce normal pour une entreprise qui se dit Leader de son marché ?
    Tout ceci est bien la preuve qu'il y a un malaise profond, malgrés la minorité qui veut encore y croire.

    La refonte de l'entreprise ne fait que commencer et nous n'en avons pas fini avec les restructarions, ré-organisations et les re-PSE.
    Que faire ? c'est très simple,
    prendre son courage à deux mains et dire: NON, je ne suis pas d'accord sur tels ou tels points.
    Tant que le réseau dira "Amen" à tout, ils continueront à faire ce qu'ils veulent.
    Mais pour ça, il faut juste un peu de courage.

  7. Je suis le posteur du 22 janvier 2013 17:10 (celui qui avait la nausée)et je répond aux diverses opinions exprimés suite à ce commentaire.
    Tout d'abord, je ne râle pas, j'exprime un sentiment (que je crois partagé par ailleurs) sur le bienfondé du "Grandguignolesque" spectacle auquel nous avons assisté.
    En effet, si c'est comme ça qu'il faut vous motiver, je comprend mieux pourquoi on en est arrivé là!
    Et j'ai vraiment une autre idée du "fun", mais les goûts et les couleurs, hein ?
    Mais bon, je suis un vieux réactionnaire qui va partir en retraite après 30 ans de boite; je me souviens juste d'un temps où en lieu et place de drapeaux à la con et de pin's débiles, la direction nous octroyait des actions gratuites.
    C'est sur qu'en terme de motivation, ça avait une autre gueule.
    Mais, "c'est vous qui voyez" comme disait l'autre.

  8. Non pas dans les oreilles cher ami ! Les paroles
    Sont nulles en effet ! mais si tu te fais chier dans le groupe, tu peux voire ce qui se passe ailleurs, j ai une ex collègue qui serait ravie de prendre ta place et qui avancerai de manière positive même si c est difficile , il faut aussi savoir prendre au second degré ce type de lancement !

  9. Mon cher,

    Si ton "ex-collègue" avait voulu, elle l'aurait eu mon poste, car il est resté dans la base 6 MOIS sans que PERSONNE ne postule… c'est vrai que travailler en agence c'est pas vraiment la planque et il faut bosser (je ne fais qu'entre 10h et 12h par jour).
    Alors oui, je me fait chier dans cette entreprise et j'assume car j'en part dans une semaine, même si c'est le coeur lourd.
    Et MOI je ne donne de leçon à personne et le "second degré" sonnera toujours pour moi comme un niveau de brulure et pas d'humour…

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