Middle Office n’a pas été intégré dans le Plan de départ volontaire et, contrairement à ce qu’affirme le titre, ce n’est pas faute d’avoir demandé. Les élus CFE CGC présents à la table des négociations du PDV ont systématiquement et sans doute à chaque réunion de négociation, demandé à ce que le Middle Office soit intégré dans la démarche. Avec le nombre de sites supprimés, il nous semblait évident que les incidences humaines seraient loin d’être bénignes. A chaque fois, inlassablement, la même réponse nous était apportée : « Middle Office n’est pas concerné car il n’y aura pas d’impact sur l’emploi ». Avec le nombre de sites supprimés et l’ampleur de la restructuration, il est évident que nous n’en avons jamais rien cru. Il y aura et il y a déjà impact sur l’emploi : pour un salarié refusant une mutation vers un Centre de services parce que, pour des raisons qui lui sont personnelles, il ne peut l’accepter, il y a impact très clair sur son emploi…
A bout d’arguments, la direction entretenait la promesse d’une mise en œuvre de la GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et compétences) dont il suffisait de réactualiser l’accord existant. Pour faire très simple, cette approche se veut une gestion préventive destinée à gérer au mieux les ressources humaines en fonction des évolutions prévisibles et à venir de l’entreprise. Cette approche permet théoriquement d’adapter la ressource humaine par, notamment mais pas uniquement, la formation, les évolutions et reconversions, afin de préserver l’emploi en adaptant les salariés aux enjeux du futur. Présenté comme cela, qui pourrait se dire contre ?

Malheureusement, aujourd’hui, la machine à restructurer est lancée et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne fait pas dans la dentelle. En fait de GPEC, le salarié apprenant que son poste est supprimé se voit systématiquement subir cette injonction : « regarde dans la base ». C’est un peu court et, en tout cas, ce n’est ni le début du commencement d’une approche GPEC, ni très responsable humainement et socialement parlant. Immanquablement, le salarié constate qu’il n’y a quasiment rien dans cette base des postes à pourvoir et commence à envisager les conditions matérielles et juridiques d’une sortie de l’entreprise.
Dans le Nord, Pas-de-Calais, les salariés des Centre de services, CX et UTA devront quitter leur poste pour intégrer une toute nouvelle plateforme de grande dimension sise dans la proche banlieue de Lille mais en intégrant dès le mois de mars l’un des deux centres de services existants afin, tout au mois officiellement, d’y être formés. Anecdote croustillante, les agences non encore rattachées à un Centre de services commencent déjà à payer chaque mois la prestation tout en rémunérant, bien entendu, en même temps l’assistante. C’est toujours ça de pris. Sur un autre sujet, nous reviendrons prochainement sur l’inflation des frais financiers subis par les agences. La tonte se fait de plus en plus rase et l’on reste pantois devant cette imagination débordante qui permet par mille expédients et subterfuges de continuer à rabioter les rémunérations des « survivants ».
Aujourd’hui, les salarié(e)s de certains Centres de gestion ou UTA sont déjà soumis à des pressions destinées à les obliger à se positionner sur leur prochaine mutation. On ne leur dit bien entendu rien des futures conditions de travail, de ce qu’il adviendra de ceux qui refusent la mutation, de la reprise de leur niveau d’expertise et de leur ancienneté et… bien entendu de leur salaire. Ces salariés ont bien compris que les choses devraient « aller très vite » comme nous a confié l’un d’eux.
N’hésitez pas à nous communiquer vos témoignages et informations car nous ne pourrons évidemment pas agir sans vous.
cfe.cgc.adecco@gmail.com

Vendredi sur ce blogue :
Des nouvelles rassurantes sur la fiscalité des indemnités du PDV

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici