« A trop vouloir gagner l’on perd »
Jean de la Fontaine

La grande presse, c’est bien connu, vit essentiellement de la manne publicitaire que lui allouent les grands groupes industriels et financiers et des subventions versées par un État aussi dispendieux que fauché , bien plus que du chiffre d’affaires réalisé par la vente de ses différents supports. Le même raisonnement prévaut pour les moteurs de recherche sur Internet et la presse télévisée ou radiophonique. Cela incite les grands journaux, magazines, patrons d’antenne et moteurs de recherches à respecter quelques règles de prudence élémentaires et un rigoureux filtrage de l’information. Il est toujours un peu téméraire de mordre la main qui vous nourrit.
Sont-ce ces raisons qui expliquent le silence sans faille des médias au sujet du redressement fiscal subi par Manpower en 2012 ? C’est une simple lettre d’information confidentielle, diffusée uniquement sur abonnement, La Lettre A, qui nous révèle les faits suivants.
La filiale française du groupe américain a subi un redressement fiscal de 4 millions d’euros en 2012 pour avoir remonté à la maison mère des sommes normalement imposables relatives à la redevance sur les marques. Il s’agissait, selon La Lettre A, d’une redevance sur une quinzaine de plus ou moins petites marques détenues par la filiale française depuis 2003, redevance dont le montant se montait quand même à la bagatelle de près de 30 millions d’euros. Précisons que le groupe d’outre-Atlantique joue « petit-bras » si l’on considère le montant des redevances de marques d’Adecco et Adia…
La lettre d’information précise par ailleurs que les produits d’exploitation de la filiale française transitent par Manpower Europe Holding, basé au Danemark, en raison sans doute de la qualité du climat, du paysage, l’amabilité de la population,et peut-être un peu aussi pour quelque motivation fiscale. La découverte du pot aux roses aurait pour origine le lancement, en 2006, par une organisation syndicale d’une procédure pour abus de biens sociaux. Cette procédure n’a donc à l’évidence pas abouti mais aura néanmoins permis aux agents de la Direction des vérifications nationales et internationales (DVNI) de lever un lièvre de bonne taille.
Source des informations : La Lettre A n° 1584 du 14 mars 2013

Bientôt sur ce blogue :
Maître Yakafokon se lâche et se fâche…

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