« En
2012, l’incertitude économique et la stagnation du PIB entrainent une
contraction des effectifs intérimaires de 11,6 %. On compte ainsi
525 058 intérimaires en [ETP] emploi temps plein, contre 567 080 en
2011 », note Prism’emploi (Professionnels du recrutement et de
l’intérim), nouveau nom du Prisme, dans son « Bilan économique et social
2012- Perspectives 2013 » rendu public le 27 juin 2013. « Amorcée en
novembre et décembre 2011, le repli des effectifs intérimaires
s’intensifie au 1er semestre 2012, et se confirme tout au long du 2nd
semestre, avec des baisses supérieures à 11 % », constate l’organisation
patronale. La baisse de l’emploi intérimaire affecte l’ensemble des
grands secteurs d’activité en 2012 : industrie, BTP et tertiaire. A
l’occasion de cette présentation, le Prisme annonce l’évolution de son
nom vers Prism’emploi qui « s’inscrit dans la volonté de la profession
de valoriser son cœur d’activité, ‘l’emploi’ ».

Sur
les cinq premiers mois de l’année 2013, Prism’emploi observe une baisse
de l’emploi intérimaire de 13,2 % par rapport à la même période de
2012, dans son « Bilan économique et social 2012- Perspectives 2013 »
rendu public le 27 juin 2013. La Dares (ministère du Travail)
constatait, elle, au premier trimestre 2013 une « hausse de 13 300
postes intérimaires par rapport au trimestre précédent (+2,6 %) » (AEF
184656).


Le
repli de l’emploi intérimaire en 2012 touche tous les secteurs, selon
le bilan économique et social 2012 de Prism’emploi. Le secteur
industriel (229 480 ETP) est le plus touché par le recul des effectifs
intérimaires (-12,1 %). « Le tertiaire, avec 181 364 emplois temps
plein, accuse une baisse de 7 %. Enfin, le BTP (111 753 ETP en 2012)
enregistre une baisse de 5 % due, en partie, à une conjoncture
économique en difficulté », souligne l’organisation patronale.
Prism’emploi observe également que « si, depuis 2000 l’industrie demeure
le premier secteur utilisateur d’intérimaires [43,7 % des intérimaires
sont dans l’industrie], sa part relative dans l’emploi intérimaire a
perdu près de 8 points. Dans le même temps, celles du tertiaire et du
BTP augmentent chacune d’environ 4 points ».


LES SENIORS EN CONSTANTE PROGRESSION DEPUIS 1997

Toutes
les régions françaises sont touchées par un repli des effectifs
intérimaires en 2012. « L’industrie étant particulièrement impactée, ce
sont donc logiquement les régions à forte dominante industrielle qui
pâtissent le plus de la contraction des commandes : l’Est et le Nord de
la France (Franche-Comté [-16,8%], Alsace [-13,4%], Champagne-Ardenne
[-12,6%], Lorraine [-11,6%], Haute-Normandie [-10,3%], Basse-Normandie
[-11,2%] et Picardie [-10,9%]) enregistrent ainsi des baisses
conséquentes », souligne Prism’emploi. « A contrario, le secteur
tertiaire résiste mieux : les régions Paca et Île-de-France enregistrent
des baisses de l’ordre de 6 à 7 %. La côte Ouest (Bretagne, Pays de la
Loire) ainsi que le grand quart Sud-ouest (Poitou-Charentes, Aquitaine,
Limousin et Midi-Pyrénées) connaissent les évolutions les moins
défavorables (entre -4 et -9 %) », précise l’organisation.


Le
« profil type » de l’intérimaire reste inchangé en 2012 : la population
intérimaire est très largement masculine (73 %) et jeune (les moins de
30 ans représentent plus de 40 % du total des effectifs). Cependant, la
part des intérimaires de plus 50 ans est « en constante progression :
entre 1997 et 2012, les seniors intérimaires ont progressé deux fois
plus vite que l’ensemble des effectifs. En 2012, leur nombre se porte à
51 670 équivalents temps plein, soit près de 10 % du total des effectifs
intérimaires ». L’élévation du niveau de qualification des intérimaires
s’est également poursuivie, selon Prism’emploi. « Cette tendance à la
spécialisation est probante : la part des ouvriers non qualifiés recule
(-12,4 points depuis le début des années 2000) au profit des ouvriers
qualifiés (+ 9 points), et des cadres et des professions intermédiaires
(+ 4,6 points). Cet accroissement de la spécialisation accompagne ainsi
une élévation du niveau de qualification : en 2012, près d’un quart des
intérimaires sont des ‘cols blancs’ », souligne l’organisation.


DES RECRUTEMENTS CONCENTRÉS SUR LE TERTIAIRE

En
2012, « malgré une conjoncture économique difficile, les agences
d’emploi ont réussi à contenir la baisse des recrutements. Ainsi, 44 700
prestations de recrutement ont été réalisées, soit une baisse de 2 %
par rapport à 2011 », indique Prism’emploi. « Le ralentissement
économique a eu un impact variable, en fonction des secteurs, sur
l’activité recrutement des agences d’emploi. Près de 70 % d’entre eux
sont réalisés dans le tertiaire, 24 % dans le BTP et 8 % dans
l’industrie », selon l’organisation qui note également que « plus de la
moitié des recrutements effectués par les agences d’emploi ont été
réalisés pour le compte d’entreprises de moins de 50 salariés ».


Par
ailleurs, les agences d’emploi ont investi 310 millions d’euros dans la
formation en 2012, finançant des actions bénéficiant à 230 000
intérimaires. Le FAF.TT (Fonds d’assurance formation du travail
temporaire) a financé 13 400 formations en alternance pour des
intérimaires, dont 3 428 contrats de professionnalisation, 2 748
contrats d’insertion professionnelle intérimaire et 3 824 contrats de
développement professionnel intérimaire. Le FPE.TT (Fonds Professionnel
pour l’Emploi dans le Travail Temporaire) qui a pour mission notamment
l’insertion professionnelle et la formation des demandeurs d’emploi, a
reçu lui 21 millions d’euros des agences d’emploi en 2012.

Source : AEF, dépêche n°184801 du 27 juin 2013

Dernière minute :
* Hier soir, alors que tout semblait perdu, un accord entre patronat et syndicats a été signé in extremis pour la mise en œuvre du « CDI intérimaire ». Des précisions dès demain matin.
* Adecco est dans le collimateur des autorités françaises de la
concurrence. Le premier groupe mondial de placement de personnel
intérimaire a été informé mercredi qu’une enquête a été ouverte à son
encontre et certains de ses confrères. Les sociétés sont soupçonnées de
violation du droit de la concurrence, indique jeudi Adecco dans un bref
communiqué.
Le groupe de Chéserex précise qu’il travaille en totale coopération avec les autorités concernées.
(Source : Romandie.com)

Demain sur ce blogue : 
Un accord sur le « CDI intérimaire » signé de justesse…

2 Commentaires

  1. Concernant la mise en examen du groupe, rien d'étonnant.
    Il serait bon de fournir des éléments complémentaires aux autorités de la concurrence.
    Avec tout ce qui se passe aujourd'hui dans le groupe.
    Les dessous de table, les contrats pipés en accord avec les Manpo et autres. Les restos dans de grands hôtels avec nos concurrents pour verrouiller le marché, etc ….
    Ça leur ferait les pieds à cette bande de rigolos qui pensent être les maîtres du monde. Enfin c'est ce qu'ils pensent.

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