« On dit merci qui ? Hein, merci qui ?« 
Les résultats du second trimestre 2013 viennent de tomber, enfin tomber ce n’est qu’une expression car, au contraire, ils s’envolent. Pensez un  peu, ils s’affichent à + 12%, progression nettement supérieure aux attentes des fameux analystes financiers. Rappelez-moi un peu combien a pris votre salaire ces dernières années ? Et combien ont pris les effectifs ?
La divine surprise a provoqué une envolée à +3,9% du titre à Zurich, plaçant Adecco en tête des valeurs de la place. Depuis le début de l’année, l’action a d’ailleurs gagné 30%, soit légèrement plus que les salaires, sauf erreur de ma part…
Le chiffre d’affaires du groupe, lui, demeure en berne avec un recul de 3% sur le second trimestre, ce qui constitue quand même en soi une nette amélioration. A noter que la France seule présente un recul de 12% de son CA tandis que celui des États-Unis progresse de 3%. L’Ebita, qui a donné son nom à notre vache mascotte, prend 40 points de base pour se hisser à 4,1% tandis que la marge brute grimpe à 17,9%, soit plus 20 points de base si on la compare à l’an dernier.
Les nouvelles sont donc bonnes pour la finance et d’ailleurs, ce même mois, les résultats déjà publiés de Manpower et Ranstad ont également dépassé les attentes des analystes même si l’on sait que ces embellies et cadeaux faits aux actionnaires sont essentiellement dus à des compressions de coûts, comme l’on dit pudiquement.
D’ailleurs question cadeaux, il n’auront sans doute pas à attendre Noël pour le prochain puisque le groupe a annoncé un nouveau programme de rachat d’actions pour la bagatelle de 250 millions d’euros – il en avait racheté pour 400 millions l’an dernier… -, ce qui est séduisant pour la Bourse mais continue d’aggraver l’endettement du groupe. Jusqu’à quand cette fuite en avant ? Le plus inquiétant, c’est que le direction du groupe persiste et signe dans sa volonté d’atteindre une Ebita à 5,5% d’ici à 2015 : à quel prix ? Au prix de quels nouveaux sacrifices et plans sociaux ?

Mardi sur ce blogue :
L’indésirable dévolution du Comité d’entreprise Adia

1 COMMENTAIRE

  1. Évidement que les résultats sont bons, vu le dégraissage massif de masse salariale.
    Aujourd'hui la marge nette du groupe se fait non pas en vendant mais en licenciant …
    C'est d'ailleurs l'objectif principal de bon nombre de DZ.
    Avez vous le nombre exact de permanent sur la France pour le GS et le PS ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici