Voici en première le communiqué de presse reprenant l’ensemble de l’argumentation et des justifications ayant abouti au lancement par vos élus au CCE d’une procédure de droit d’alerte. Un plan média est en cours. Lisez et relisez ce communiqué ; tout y est dit, tout y est résumé : le passé, le présent et l’avenir de l’entreprise. Pendant que l’on supprime 1 000 emplois, gèle les salaires, sucre la participation, rabiote sur tout ce qui est possible l’actionnariat améliore ses gains de 40% sur une année. C’est un véritable pillage de l’entreprise et une stratégie à très court terme.

« Le 3 juin prochain à 09 heures aura lieu un Comité Central d’Entreprise au siège d’Adecco France ( 100.000 salariés avec les intérimaires) de Villeurbanne au cours duquel les syndicats interrogeront la direction sur les contentieux fiscaux de l’entreprise (100 millions d’euros de provisions pour litiges fiscaux avec les services français sur les redevances à Adecco Suisse), sur l’utilisation des aides publiques ( environ 100 millions d’euros d’exonérations Fillon, de CICE, etc. ), sur la baisse des marges, la perte de certains clients nationaux, les impacts de la segmentation du marché de l’intérim, la baisse constante des effectifs et les retours sur investissement des actionnaires suisses et du principal actionnaire, la famille Jacobs, qui ont augmenté de 40% en 2013.

Les représentants du Comité Central d’Entreprise s’apprêtent à exercer leur droit d’alerte économique, face à ce qu’ils qualifient d’une stratégie d’évidage financier de l’entreprise et de l’argent des aides publiques.


Ils constatent que la Direction française des vérifications nationales et internationales fiscales a, dans le cadre d’une vérification de comptabilité, proposé à Adecco France une rectification d’impôt sur les sociétés, notamment au titre d’une redevance de marque.

L’administration fiscale, confirmée par la commission nationale des impôts directs, considère qu’Adecco France ne justifie pas de nouvelles prestations légitimant une augmentation du taux de la redevance de marque. Dans ces conditions, elle veut procéder à la réintégration dans les résultats de 0,50% des ventes pour la ligne OIB et 2,50% des ventes pour la ligne PB.


Les représentants du Comité Central d’Entreprise considèrent que ce surplus de redevance, non justifié, constitue un acte anormal de gestion et qu’ Adecco France a créé une charge artificielle venant réduire son résultat et pénalisant ainsi les droits à participation des collaborateurs français.


Par ailleurs, ils ont appris que la famille Jacob, principal actionnaire, avait augmenté de 40% ses dividendes en 2013 avant de revendre ses actions à Goldman Sachs, qui les revend à son tour par petits paquets à des spéculateurs américains.

Les représentants CCE d’Adecco France veulent savoir quelle stratégie poursuit le groupe, pour les 3 ans à venir, compte tenu du fait que la société a supprimé 1.000 postes en un an malgré les millions d’euros d’aides publiques. »

6 Commentaires

  1. Nos impôts dilapidés, le peu de participation volée aux collaborateurs, un grand Bravo ! et les Jacobs qui vous entubent en beauté !
    Du GRAND Adecco !
    Je ne comprends pas que vous ayez encore des clients qui osent faire bosser une telle boîte et je ne comprends pas que vous restiez : Vous dans ce groupe de baiseurs ????

  2. Tel que je les connais, il n'y aura pas de suite et aucune décision, on prend les paris ?
    Plus certainement de l'enfumage comme précédemment (des promesses, des primettes sur les bas salaires, une commission d'étude, des iPad, etc…)

    PS : Et oui, que sont les lignes OIB et PB dont vous parlez dans l'article ?

    • Et oui les entreprises de travail temporaire se gavent des aides publiques comme les allègements.et le CICE et continuent de supprimer des postes. Chez Manpower ç est pareil: augmentation zéro pas de participation et les actionnaires qui se gavent

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