Du 3 au 6 juin, rediffusion du meilleur de ces derniers mois

Publié le mardi 15 avril 2014 :

Jamais en plus de dix années de
mandats d’élu et de délégué syndical nous n’aurons reçu autant d’appels
de salariés en colère ou profondément désabusés, souvent en plein
désarroi, nous suppliant d’agir de n’importe quelle façon mais d’agir,
et vite si possible. La détresse est grande devant une situation qui
devient intolérable et beaucoup commencent à entrevoir ce que nous nous
éreintons à dire et à écrire depuis des années : cela ne s’arrêtera
jamais sans une réaction massive et durable des salariés.

Après
le PSE, nombreux étaient les salariés imaginant que la situation
deviendrait plus sereine et que, l’entreprise s’étant allégée de
plusieurs centaines de salariés, les conditions de rémunération ne
pourraient aller qu’en s’améliorant. On sait ce qu’il en a été. 
Puis,
après le PDV, certains, souvent les mêmes, posèrent, consciemment ou
inconsciemment, la même hypothèse. Nous n’avons jamais cessé d’affirmer à
longueur de colonne de ce blogue qu’il n’en serait rien et que la
logique du toujours plus ne leur laisserait jamais de répit. Le système
financier à broyer les entreprises, jamais rassasié, ne connait que la
loi du toujours plus-toujours moins.
Baisse
constante des effectifs, rémunérations en berne, voire franchement en
baisse, systèmes de rémunération à répétition grignotant jour après jour
le pouvoir d’achat et donc le niveau de vie, la chute semble ne devoir
jamais s’interrompre. Un collègue me lançait récemment qu’étant au
taquet nous ne pourrions plus rien perdre. Erreur grossière ! C’est ne
rien connaître à la logique financière. Il y a encore et encore à
grappiller, sur les frais et les salaires, les charges agence et les
frais financiers, les effectifs et le reste. Il y a peu, un manager
expliquait d’ailleurs tranquillement à ses ouailles qu’il allait falloir
s’habituer à travailler au fixe. Il confirmait, ni plus ni moins, sans
doute maladroitement, ce que nous n’avons jamais cessé d’annoncer,
notamment au moment de la diffusion des avenants « confiscation totale ».
L’entreprise
a englouti des dizaines et des centaines de millions d’euros
d’allègements divers et variés comme elle s’apprête à digérer en silence
la formidable manne du CICE tandis que les effectifs n’en finissent
plus de fondre et les rémunérations de s’effilocher. Pendant ce temps,
la famille Chocolat met la clef sous le paillasson et empoche 2,2
milliards de francs CHF. C’est cela la réalité.
Dans
tout cela le pire écueil c’est la passivité de nombreux salariés,
l’acceptation craintive de tout ce qu’il advient, dans le secret espoir
de conserver son emploi. Pauvre mais quand même au travail, voilà le
calcul. Là encore, erreur fatale… à toujours subir, on perd jour après
jour du salaire, sa fierté, ce qui est plus grave, et on ne sauve pas
même son emploi. C’est au final perdant-perdant-perdant.
Une
concertation est actuellement en cours entre organisations syndicales
et une ultime tentative de dialogue avec la direction devrait être
impulsée dans les semaines qui viennent. Pour rester informé(e)s,
consultez régulièrement ce blogue.

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