Trop c’est trop et il y a des moments où le son d’une porte qui claque en dit davantage que de longs discours. Si la législation nous interdit de révéler quoi que ce soit du contenu des échanges relatifs à une négociation non achevée, elle permet tout au moins de révéler que vos élus CFE-CGC ont mis fin à leur participation aux négociations annuelles obligatoires (NAO), hier, à l’occasion de la troisième réunion. Nous ne reviendrons pas pour la quatrième et sans doute dernière réunion. Nos chaises vides demeureront le symbole de la résistance à une situation inacceptable.
Et tant pis pour les représentants de la direction qui, dos humide, mains moites et les poches vides, animent ce simulacre de négociation, remplissant ainsi au mieux leurs obligations légales. Quand on n’a rien à donner, on ne négocie pas, on feint de le faire, on meuble.
Ce qui se dessine en matière de « négociation » est inacceptable et nous ne l’acceptons pas. Lorsque nous révélerons, en temps voulu, c’est-à-dire lorsque cela sera légalement autorisé, ce qui attend les salariés Adecco, il y a fort à parier que l’indignation sera à son comble. Nous arrivons aux limites du système et à l’ultime goutte qui fera déborder le vase.
Avant de quitter la salle de réunion, un élu CFE-CGC a lu une motion que nous publierons intégralement dès la fin de la « négociation ». Cette déclaration a été transmise au plus haut niveau de notre organisation syndicale et il nous faut maintenant penser aux actions à venir et au plan de communication qui les accompagnera. Vous pouvez compter sur nous comme nous comptons sur vous pour les mois à venir.

En attendant, suivez le conseil du jour : planquez vos larfeuillles :

11 Commentaires

  1. Tiens ?!
    A en lire le tract sur la réaction de AD face au droit d'alerte ; les choses devaient aller mieux…

    Je crois que même si on leur demander de payer pour travailler (et on en est plus très loin) ; il y a encore des gens qui iraient bosser…

  2. Même en augmentant les salaires de 10% on serait encore dans les choux après des années de blocage salarial. Il suffit de travailler pour ce qu'on est payé mais il y en a qui continuent à travailler gratos en faisant des heures non payées.Ceux la faudrait baisser leur salaire

  3. Bravo. Je ne suis pas toujours d'accord avec vos textes démagogiques,mais votre action pour le NAO me semble courageuse. Merci de bien expliquer les choses, car certains syndicats que je ne citerai pas risque fort de profiter de la situation, bien évidement soutenue par la direction.

  4. Dans tous ceux qui appellent à faire gréve combien vont réellement la faire ? Y aura celui qui a un rendez vous très important chez un client,l'autre qui prendra un CP,le troisième qui dira qu'il faut laisser l'agence ouverte pour les intérimaires le quatrième qui dira qu'il n'est pas trop d'accord avec les gréves et ainsi de suite.Vous vous faites encore beaucoup d'illusions car la plupart ne demande qu'à subir et prendre ce qu'on leur donne

  5. Il nous est interdit de donner des informations sur l'attitude des uns et des autres pendant une négociation en cours. Demandez à chaque organisation syndicale sa position.

    Nous pouvons toutefois révéler que la CFE CGC et la CGT ont quitté la négociation sur un profond désaccord et en refusant ce simulacre de négociation.

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