Le récit qui suit est garanti véritable et pas le moins du monde exagéré. Un salarié d’une filiale Adecco, en disgrâce depuis quelque temps aux yeux de sa hiérarchie et victime d’une sorte de harcèlement moral larvé finit par tomber malade et se mettre en arrêt maladie l’an dernier. Silence radio complet pendant 7 mois, ce salarié ne reçoit aucune nouvelle et personne ne s’enquiert de son état de santé, ni de sa possible date de reprise pendant plus d’un semestre. Cela semble déjà impensable mais le meilleur ou plutôt le pire reste à venir.
Le médecin du travail, lors de la visite de reprise, établit une inaptitude au poste et même à l’ensemble des postes de cette filiale. En bref, plus possible de travailler pour ladite filiale.
Qu’à cela ne tienne, la direction de cette filiale, soucieuse de respecter son obligation de proposer des solutions de reclassement, va s’occuper activement de lui proposer des opportunités dans le groupe ou tout au moins le feindre. On sait en effet que la législation oblige un employeur à essayer de reclasser un salarié devenu inapte à son poste. Et c’est là qu’advient l’impensable. En fait de reclassement, la direction de cet infortuné salarié va se contenter de lui envoyer, en lettre recommandée bien entendu, un copié-collé de l’ensemble des postes disponibles dans l’ensemble du groupe. Cela ira quasiment de dame-pipi, si le poste existait dans le groupe à patron de filiale, sans aucun discernement, préconisation d’aucune sorte, ni encore moins d’appui. Ce seront donc 182 postes qui lui seront « proposés » si l’on peut dire au mois de juin dernier et 71 de plus le mois suivant.
Bien entendu, cette proposition purement formelle, uniquement destinée à coller, tout au moins en apparence, à l’obligation légale de reclassement, n’aboutit à aucun début de commencement de recrutement.
Est-on vraiment en gestion des ressources humaines ?

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