Nous sommes déjà revenus à plusieurs reprises sur la transposition de l’accord de branche sur la classification telle qu’elle est déployée chez Adecco. Voir notamment notre article « Comment contester sa classification« . Nous avons dénoncé l’aberration d’une classification à deux niveaux seulement et déploré la rétrogradation effective de nombre de salariés. Rappelons les aberrations que nous dénoncions dans l’article en question : « Un attaché commercial devenu, à force de performances et de travail,
Directeur d’agence quelques années après puis, quelques autres années
plus tard, Directeur d’agence multi sites se retrouve junior sur ce
dernier poste ou au mieux senior et se voit par conséquent, malgré ses
15 ou 20 ans d’entreprise, attribuer la classe « G », tout comme le
Directeur d’agence embauché dans l’entreprise la semaine dernière.
Illogique et aberrant. Idem pour les postes non cadres où l’on retrouve
des salariés investis depuis de nombreuses années, assidus et
compétents, classés arbitrairement en « C » et même en « B ». De quoi
décourager les meilleures volontés. »
Visiblement notre appel a été entendu puisque nombreux sont les salariés à avoir écrit au CPPNTT pour faire part de leur mécontentement. Celui-ci s’est d’ailleurs fendu d’un courrier-type, sorte d’accusé de réception courtois mais rien de plus. Ceux qui se sont adressés à leur responsable RH se sont fait, courtoisement également, renvoyer dans leur vingt-deux. Le service ressources humaines multiplie par ailleurs les interventions pédagogiques dans l’espoir de convaincre du bienfondé de la démarche mais sans le moindre début de commencement de retour en arrière. Du temps perdu en quelque sorte.
Et puis, on ne va quand même pas en faire tout un plat pour une malheureuse petite lettre, n’est-ce-pas ? Et bien si, justement, cette petite lettre est lourde de conséquences sur les évolutions à venir, notamment en terme d’évolution et de salaire et il importe de continuer à être de plus nombreux à contester une classification dévalorisante aujourd’hui et pénalisante demain.
Le hic c’est que dans les textes de l’accord, il est stipulé qu’une réclamation ne sera recevable que si direction et salarié s’entendent pour porter la contestation. En clair, la direction devra demander à la CPPNTT un recours contre une position qu’elle a prise. Mais malgré cette incohérence, il faut continuer à être nombreux à écrire au CPPNTT dont l’adresse figure dans notre article mentionné ci-dessus. Avec nous, défendez votre carrière, votre emploi et votre avenir. Seul la mobilisation pourra amener la direction à revoir sa copie pour une classification plus proche de l’accord de branche nettement plus avantageux.

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