Le 9 janvier, nous avions évoqué la transposition chez Adecco de l’accord de branche travail temporaire concernant la classification. Une grande partie des salariés ont reçu une véritable douche froide en prenant connaissance du courrier recommandé (envoyé en double, s’il-vous-plait) leur annonçant leur positionnement dans la grille. Pour faire simple, tout salarié n’étant pas répertorié « confirmé » se retrouve à la première des deux cases, au premier niveau de la grille. Qu’il ait 10, 20 ou 30 ans d’ancienneté ne modifie en rien cet état de fait.
Ce choix de la direction pénalise évidemment tous les collaborateurs que l’on a négligé de passer en confirmé, ceux qui n’ont pas eu le temps d’y parvenir et surtout ceux qui ont connu une mobilité fonctionnelle. Un attaché commercial devenu, à force de performances et de travail, Directeur d’agence quelques années après puis, quelques autres années plus tard, Directeur d’agence multi sites se retrouve junior sur ce dernier poste ou au mieux senior et se voit par conséquent, malgré ses 15 ou 20 ans d’entreprise, attribuer la classe « G », tout comme le Directeur d’agence embauché dans l’entreprise la semaine dernière. Illogique et aberrant. Idem pour les postes non cadres où l’on retrouve des salariés investis depuis de nombreuses années, assidus et compétents, classés arbitrairement en « C » et même en « B ». De quoi décourager les meilleures volontés.
Inutile de préciser que cette problématique recouvre celle des rémunérations, car les collègues en question, souvent mal rémunérés mais quand même nettement au-dessus du plancher de la catégorie minimale dans laquelle ils ont été relégués pourront attendre quelques lustres la moindre augmentation si tant est que ce mot soit encore en vigueur dans l’entreprise…
Revenons-en à la contestation du positionnement. Aujourd’hui, la commission de recours interne n’existe pas puisque aucune organisation syndicale n’a accepté de signer le projet d’accord de transposition. Les incitations ici et là à évoquer la question avec vos CMRH n’ont d’autre intérêt que celui du dialogue et de l’explication mais en aucun cas de la contestation. L’entreprise n’a aucun pouvoir sur le sujet.
Reste donc, prévu dans les textes, le recours externe qui peut s’exercer au plan individuel comme au plan collectif. Chaque salarié peut (et devrait) envoyer un courrier à l’adresse suivante afin de demander que soit examinée sa situation, en expliquant le motif de sa contestation. Mais il importe de se dire que les choses sont loin d’être faciles et que, là encore, les réclamations n’ont des chances d’aboutir que si elles représentent un certain poids. Si 10 salariés Adecco font la démarche, ôtez-vous toute illusion, ils bénéficieront au mieux d’une réponse polie mais si ce sont 500 collègues qui écrivent, le problème sera traité différemment. Toujours une question de mobilisation…
L’adresse où écrire est donc la suivante :
CPPNTT Secrétariat
56 rue Lafitte
75009   Paris
N’hésitez pas à nous tenir informés de vos démarches et nous menons de notre côté une démarche plus collective dont nous vous rendrons compte.

Pour tous ceux qui souhaitent recevoir l’accord national de Branche du Travail temporaire sur la classification, il suffit de nous écrire à l’adresse suivante :

Important : merci de nous communiquer votre adresse courriel personnelle. Nous ne répondrons pas sur des adresses courriel Adecco

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