Le temps passe… Tout d’abord, rappelons que le Comité d’entreprise ou Comité central d’entreprise lorsqu’il y a plusieurs CE peut exercer son « droit d’alerte du Comité d’entreprise » dans le cas où il a connaissance de faits «de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise». Ce droit lui est conféré par la loi, inscrit à l’article L 2323-78 du Code du travail. Le droit d’alerte économique du CE (CCE dans notre cas) est un moyen puissant et efficace pour anticiper les risques pesant sur l’entreprise et ses emplois et à ce titre, il peut être considéré au titre de la prévention.

Le droit d’alerte lancé par le Comité central d’entreprise en juin 2014, court toujours. Mais, cette fois, nous arrivons au terme du processus. Des élus responsables ne déclenchent pas à la légère un droit d’alerte mais là, croyez-nous, il y avait matière. 

Côté inquiétudes, nous n’avions, hélas, que l’embarras du choix. Entre les contentieux fiscaux en cours au moment du déclenchement, la baisse des marges, la perte de clients nationaux, les conséquences de la fusion des réseaux Adia et Adecco, notamment sur l’évolution du portefeuille clients, les restructurations des agences, les effectifs et les coûts supportés par l’entreprise. Côté angoisse même, nous avions pléthore de sujets, avec les impacts de la segmentation et ses conséquences sur les comptes 2013 et suivants, le nombre d’agences qui fondent comme beurre au soleil, les transferts de clientèle entre agences, leur répercussion sur les états de gestion et la rémunération des salariés (fixe et variable)… La liste n’est, hélas pas exhaustive.

Aujourd’hui, le processus touche à sa fin et c’est tant mieux. Notre expert s’apprête à rendre son rapport, un rapport sans concession qui ne manquera pas de soulever certains problèmes et d’exprimer certaines interrogations. 
Les élus du CCE à l’initiative de ce droit d’alerte et investis pour son maintien jusqu’à un niveau d’analyse satisfaisant ont dû faire face, comme vous l’imaginez bien, à des pressions pour que s’achève au plus tôt le processus du droit d’alerte. Pas vraiment perdreaux de l’année, ils ont su résister et assumer leurs responsabilités dans le souci permanent de l’intérêt des salariés et de la pérennité de l’entreprise. Notre conception de l’entreprise n’a rien à voir avec celle d’un casino permanent et, aussi vrai qu’une entreprise doit gagner de l’argent, il n’a jamais été écrit que les salariés devaient se faire plumer. Nous serions plutôt favorables à un rapport gagnant-gagnant.

Lors du Comité central d’entreprise du vendredi 20 novembre, notre expert présentera, en présence de notre Directeur général, l’ensemble de ses analyses et conclusions. Cela risque de décoiffer et nous transmettrons aussitôt à nos élus et adhérents une synthèse de ces travaux par lettre confidentielle. Pour les non-adhérents et non-candidats, nous pourrons toutefois répondre, par courriel, à quelques questions formulées avec précision.

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