Pour information mais attention car il s’agit de signatures et non de création d’emplois car le nombre de CDI Intérimaires en activité est très nettement inférieur compte tenu des départs mais il est impossible d’obtenir les chiffres au niveau de la branche malgré nos demandes répétées !
 
Travail temporaire : Prism’emploi annonce son « 20 000e » CDI intérimaire

La fédération patronale de l’intérim Prism’emploi annonce, le 12 juillet 2017, la 20 000e signature d’un CDI intérimaire conformément aux objectifs fixés dans l’accord de branche du 10 juillet 2013. Ce contrat spécifique aux agences de travail temporaire permet d’embaucher un intérimaire en CDI et de le rémunérer pendant les périodes d’intermissions voire de le former, grâce aux financements issus d’un fonds de sécurisation des parcours des intérimaires. Le développement futur de ce contrat reposera sur la volonté des entreprises et non de la branche, qui ne se fixe aucun nouvel objectif, précise le délégué général de Prism’emploi François Roux. Cependant, l’organisation patronale souhaite porter auprès du gouvernement la suppression des motifs de recours au CDI intérimaire, conformément à son souhait de flexibiliser davantage le marché du travail.

Le secteur de l’intérim a fini par signer son 20 000e CDI intérimaire, annonce l’organisation patronale de l’intérim Prism’emploi. Initialement conçu pour échapper à la surcotisation des contrats courts décidée par les partenaires sociaux lors de la négociation de la convention d’assurance-chômage de 2013, le CDI intérimaire « a trouvé sa place économique et a de l’avenir », détaille le délégué général de Prism’emploi François Roux. Après des débuts poussifs en 2014 et 2015, cette nouvelle forme de contrat de travail réservée aux travailleurs intérimaires a fini par être adoptée par davantage de candidats et d’agences de travail temporaire à partir de 2016. Pour atteindre, avec un léger retard, la cible fixée par l’accord de branche du 10 juillet 2013, plusieurs facteurs ont été décisifs selon l’organisation patronale : l’appropriation de ce contrat par l’agence d’intérim, la reprise économique favorable au travail temporaire, mais surtout, la suppression du délai de carence entre deux contrats et l’allongement de la durée maximale de ces contrats à 36 mois.

Pas de nouvel objectif


« On arrive à fidéliser les intérimaires et à investir dans la formation avec moins de risques », détaille le délégué général en ce qui concerne les avantages perçus par les agences d’intérim. Un intérimaire signant ce type de CDI se voit financer ses périodes d’intermission lorsque son revenu a été inférieur au Smic au cours du mois. Ce contrat « ne pose quasiment pas de difficulté sur le plan économique », déclare François Roux. Cependant, Prism’emploi refuse de se fixer un nouvel objectif en la matière. Si les agences « ont le souhait de continuer » le développement de ce contrat, cette forme d’emploi ne pourrait devenir majoritaire dans l’intérim car elle n’est « possible » « qu’avec des gens dont on sait qu’ils seront extrêmement employables », indique le délégué général de Prism’emploi.

« Tout ce qui va se passer après ne relèvera pas des politiques de branches », avertit-il. Cependant, la fédération professionnelle devra regarder de près l’évolution du CDI intérimaire pour présenter un rapport au Parlement, au plus tard le 30 juin 2018, sur son éventuelle pérennisation, conformément à la loi Rebsamen. Dans ce contexte, le potentiel de ce contrat pourrait de nouveau être un argument utile à l’organisation patronale qui demande, sur ce contrat, la suppression des motifs de recours que sont l’accroissement de l’activité ou le remplacement de salariés absents. Cette contrainte constitue « une limitation du développement de ce contrat et notamment de sa sécurité », indique François Roux, en attente du bon « vecteur législatif » pour obtenir cette réforme.

Négociations de branche

En attendant, il n’a pas été donné suite aux clarifications et retouches demandées par les organisations syndicales pour confirmer le succès de ce contrat, notamment sur l’utilisation effective du FSPI destiné à former les intérimaires en CDI ou sur la rémunération des intermissions – actuellement inexistante – lorsqu’un travailleur intérimaire arrive à gagner un montant supérieur au Smic, sans être à temps plein. Le seul élément nouveau prévu pour l’instant est la publication d’une étude qualitative sur les parcours des salariés ayant signé un CDI intérimaire par l’observatoire de la branche d’ici fin 2017 ou début 2018.

1 COMMENTAIRE

  1. J'ai passé un entretien chez la concurrence, je peux vous assurer qu'ils sont plus vigilants que chez nous.
    Avant de signer un CDI TT, ils ne regardent pas qu'un reporting mais bien un compte d'exploitation plus lisible que chez nous.
    Avec un peu de bol, à la rentrée, je ne suis plus là

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