Le 3 octobre dernier, nous avions décidé de transgresser un tabou et, comme on dit, de mettre les pieds dans le plat au sujet de la situation vécue par les salariés du Middle Office. Notre article « Les Centre de services au bord de l’implosion » battit tous les records de lecture, transferts et duplication, entre autres sur les réseaux sociaux. Nous avions visiblement levé un lièvre de taille. La direction et certaines organisations syndicales nous reprochèrent ces révélations et déclarations fracassantes mais nous avions décidé de porter sur la place publique ce que l’on étouffait depuis trop longtemps. Nous n’avons jamais trop été du genre « petits meurtres entre amis ». Le 17 octobre, nous récidivions en relatant dans notre article « Middle Office : un CCE sous haute tension » la réunion du Comité central d’entreprise tenue en présence du patron du Middle Office, visiblement perturbé par nos articles et surtout les commentaires postés par ses ouailles sur notre blogue.
La vérité oblige à dire que ce jour-là nous sommes, hélas, montés seuls au créneau, tentant de défendre au mieux les salariés, tous les salariés, cadres comme non cadres du Middle Office et d’obtenir de tangibles engagements d’amélioration des conditions de travail. Force est de constater que nous sommes restés sur notre faim comme nous l’avons relaté dans notre article : « Le hic c’est qu’à aucun moment
nous n’avons entendu évoquer la moindre proposition concrète, la plus
maigre ressource allouée, la plus infime attribution de moyens
supplémentaires. Pas même un maigre aveu ou le moindre zeste de
contrition. Les pistes d’amélioration ne manquent cependant pas, sous
réserve que l’oncle Picsou accepte de desserrer un tantinet les cordons
de la bourse (et de la Bourse). »
Aujourd’hui, l’oncle Picsou a-t-il un tant soit peu desserré les cordons de la bourse ? La réponse semble clairement négative selon les remontées qui nous sont faites. L’action de la direction semble se limiter à de modestes tentatives de réorganisation s’apparentant plutôt à une partie de bonneteau. Les problèmes se multipliant, la direction semble en effet n’avoir d’autre solution que d’en résoudre par ci pour en déplacer par là. La réaffectation d’agences d’un centre à un autre soulage provisoirement le premier pour saturer un peu le second. C’est un peu un jeu à somme nulle dans lequel perdants et gagnants se croisent et s’entrecroisent sans que jamais leur nombre relatif ne varie. Les problèmes se déplacent, c’est tout.
On nous rapporte qu’une stratégie, plus ou moins occulte, consisterait à favoriser l’implantation de centres « Middle Office des champs », dans des zones rurales donc, afin de limiter autant que possible la rotation des effectifs. A défaut de pouvoir enchainer les salariés aux radiateurs, la solution consisterait donc à les éloigner des centres urbains aux opportunités d’emploi nettement plus foisonnantes.
Cet artifice évoqué, quid de l’allocation de ressources suffisantes pour favoriser des conditions de travail acceptable, de la politique de recrutement prévisionnel, de l’intégration et de la formation des nouveaux entrants, de l’analyse de la charge de travail, de la rémunération des heures travaillées ? Sur tous ces points et d’autres, la situation évolue-t-elle dans le bon sens ? Fait-il meilleur travailler aujourd’hui à Middle Office qu’il y a deux, six ou douze mois ? C’est la seule question qui vaille et pour en appréhender la réponse nous lançons donc une enquête sous forme d’appel à témoignages. Commentaires sur ce blogue, courriels, appels téléphoniques à votre élu le plus proche : prenez la parole !

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