Toujours rechercher le consentement et l’adhésion

A plusieurs reprises nous avons évoqué sur ce blogue les pressions parfois insupportables subies par les salariés manifestant trop peu d’enthousiasme à signer le dernier avenant de rémunération paru. Au delà de la légitime prudence à observer avant de signer un document engageant quand même les modalités de rémunération, on peut aussi comprendre les interrogations et doutes du collègue auquel on explique chaque année, avec une conviction intacte, que l’excellent mode de rémunération en vigueur, tant vanté il y a peu, doit impérativement et urgemment laisser place à un autre encore plus « équitable » et plus « juste », bref meilleur en tous points.

S’ensuivent des relances à répétition, des pressions, des menaces aussi, dans le genre « Si tu ne signes pas, cela veut dire que tu ne t’inscris pas dans l’avenir de l’entreprise« , ce qui signifie que la porte n’est plus bien loin et qu’il convient, pour éviter de la passer précipitamment,de s’exécuter et d’apposer le paraphe tant attendu.

Des remontées nous font encore régulièrement état de pressions insensées subies jusque parfois hors du temps de travail et de l’entreprise et même, dans certains cas, à des heures indues… Dans ces conditions, on pourrait évidemment imaginer que l’ensemble des salariés ont fini par se soumettre et signer afin que cessent ces pratiques et pour essayer de retrouver un peu de sérénité. Mais la vérité est tout autre et chaque nouveau système de calcul a ses réfractaires continuant à être rémunéré par le système de rémunération qu’ils ont choisi de conserver. 

Ainsi se côtoient aujourd’hui dans le réseau des salariés au nouvel avenant 2018, d’autres au système budgété de 2017, d’autres encore à la PV Pool, et même des collègues toujours sous CDHI et qui se félicitent d’ailleurs d’y être restés… D’autres enfin en PVI sur CT. Ce ne sont aujourd’hui pas moins de 800 salariés permanents, soit environ le quart de l’effectif, qui poursuivent sereinement leur parcours professionnel, rémunérés par un système de calcul officiellement caduc mais officieusement souvent plus favorable. Cinq systèmes de rémunération coexistent, en attendant sans doute un sixième et, pour suivre un septième…

Nous réitérons régulièrement notre demande à la direction de stabiliser enfin un système de rémunération afin d’assurer à chacun une certaine visibilité et surtout de redonner confiance. Mieux vaut, nous confient certains, un système imparfait – et ils le seront toujours – qu’une succession ininterrompue de tentatives le plus souvent décevantes et toujours anxiogènes.

6 Commentaires

  1. Pfff…. A tous niveaux ont se fait plumer.
    Ras le bol
    J ai rencontré un collègue que la boîte à su accompagner à la porte.
    Aujourd'hui c'est 13 mois de salaire, des vrais 35h et un salaire de base qui me fait grincer des dents.
    On est franchement à côté de la plaque

  2. c'est juste lamentable, la pression que nous avons subi et quand je vois qu'il y a encore 800 personnes qui n'ont pas signés je trouve hallucinant, est ce qu'il y a des régions plus concernées que d'autres, parce que chez nous, vue les pressions c'est une bonne partie qui ont signé ! et question est ce que pour ceux qui ont signé et au vu de tous les systèmes encore présents aujourd’hui : existe t'il un moyen pour faire pression sur l'entreprise pour revenir en arrière ?

  3. Le seul moyen de faire pression est de se mobiliser, grève ou autre. Combien de collaborateurs sont réellement prêts à défendre réellement leurs intérêts ?

  4. Y a t'il encore un pilote dans l'avion ?
    Encore une fois, nous changeons de stratégie, volumes dans un premier temps avec des subventions données puis stoppées en cours de route, merci pour le respect des rêgles du jeu ! ! et puis maintenant valeurs ! fin de cdd, moins de dépenses, opération 1/2/3 tu replaces tes tt sur des comptes rentables ! sauf que dans 2 mois on va te dire que tu n'es pas dans ton budget et que nous ne sommes plus dans les pdm ! l'impression et la vérité que cela donne est que c'est encore une fois la finance qui dirige et on aura toujours de beau discours, c'est simplement qu'en fonction du cours des actions, les orientations sont données, l'utopie totale de parler des rh chez nous, casting first ! tu parles limites on nous reproche dans les BSI de gagner trop ! vivement le GPTW de rentrée puisque nous sommes partis dans un tsunami de chaises volantes, messieurs, mesdames les pilotes et steward de la direction, attendez vous à de grosses secousses à la rentrée, remarquez nous dans le réseau on adore les montagnes russes, on adore vous voir trembler, vous voir avoir la pression, et par moment même on voit bien que vous ne savez plus trop par quel bout prendre tout ça ! bref, je travaille chez Adecco et je passe entre les gouttes mais pas vous 🙂

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