Même si cela fait un mois aujourd’hui que le délai de signature des avenants, fixé au 28 février dernier, est aujourd’hui dépassé, il nous semble important de revenir encore et toujours sur les pressions souvent excessives, parfois indécentes même, qui ont amené nombre de salariés à signer bien malgré eux. Par crainte, bien sûr, par peur des représailles ou de perdre leur emploi ou d’être déconsidéré.


Rappelons au passage qu’à ce jour, les salariés concernés n’ont toujours pas reçu le courrier formalisant leur budget dont dépend quand même directement leur rémunération variable. Il leur a donc été imposé de signer un avenant de rémunération avant même  réception de ce document fondamental, le seul traçant formellement les éléments de leurs objectifs. Ce courrier arrivera-t-il un jour ? Même la tarification « lettre verte » ne saurait expliquer pareil décalage dans le temps. Quel mal mystérieux frappe les services postaux lorsqu’il s’agit précisément d’éclairer les salariés sur les modalités de leur rémunération ? Que vaut d’ailleurs la signature d’un avenant sans ces éléments essentiels à sa compréhension et surtout à son acceptation ?

Pour en revenir aux pressions anormales subies par de nombreux salariés, outre les habituels éléments de chantage du type « Tu n’es pas « corporate », cela remet en cause ton avenir dans l’entreprise » et autres gracieusetés du même tonneau, nous avons reçu de nombreux témoignages de situations encore plus inquiétantes. Ainsi, tel ou tel Directeur opérationnel appelant, lui-même, chez eux, bien en dehors du temps de travail, des Directeurs d’agence pour tenter, par une énième manipulation mentale, d’extorquer une engagement de signature. Outre le manque d’éducation que suggère la démarche et les impacts sur une éventuelle baisse de la natalité qu’elle peut occasionner, comment ne pas s’indigner du procédé ? Comment imaginer un instant que le salarié victime de tels agissements puisse ensuite passer une nuit sereine et exprimer un accord librement consenti ?

Que de tels agissements puissent exister dans telle ou telle PME spécialisée dans la vente en porte-à-porte, nous le savons tous, mais peut-on tolérer un instant que le numéro un (ou deux) de notre profession agisse de la sorte ?

Vendredi sur ce blog : 
Les anglicismes en entreprise jusqu’à l’absurde

2 Commentaires

  1. Bonjour,
    Y a t'il un rapport entre le report de l'enquête GPTW et l'actualité des avenants et de Elan 2020?
    La direction nous dit qu'il y a report de l'enquête pour se caler sur le monde. Aujourd'hui sont publiés les résultats de cette enquête 2018.
    Que conclure? Confiance, transparence, engagement. Décidément c'est tout aussi flou que Elan 2020.

  2. pas beaucoup de commentaires, ça serait bien de faire une com nationale et de faire de la "promo" pour votre site qui illustre bien nos vies en agence, maintenant ça serait bien que les syndicats avec leurs membres fraichement élus aient davantage de coucouniète pour faire bouger le réseau et la direction,

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