Du 29 juillet au 23 août, rediffusion du « meilleur de l’année »
Article publié le 10/09/2018

Le marché a cessé de progresser et,selon notre Président, il stagnerait aujourd’hui à zéro. Le hic c’est que les budgets ont été établis sur une base ambitieuse de +10%. Le second hic,
c’est que 25% de la rémunération variable dépend de l’évolution d’un
chiffre d’affaires qui commence donc à décroître. C’est une nouvelle
baisse annoncée des rémunérations qui se profile à l’horizon.
Par
ailleurs, la direction impose, sans grand souci des contraintes et
réalités particulières des agences, un arrêt des CDD et des alternants,
réduisant les équipes des agences à leur plus simple expression. Dans
certaines de ces agences, il est tout à fait possible et même
souhaitable d’arrêter le CDD dont la présence ne se justifie plus mais
dans telle autre le retrait d’un collaborateur s’avère néfaste pour
l’activité et rend les conditions de travail insoutenables. Il aurait au
moins fallu prendre pareille décision au cas par cas.
En
visitant les agences, nous sommes de plus en plus frappés par
l’inquiétante précarité y régnant. Un CDD en fin de contrat par ci, un
CDI fraîchement arrivé par là, un autre en congé ou en maladie,
l’essentiel des équipes étant constituées de stagiaires et d’alternants.
Le miracle permanent c’est que, on ne sait trop comment, l’entreprise
continue à fonctionner et à générer des profits. Tout cela semble
fragile mais ça tient, au détriment du bien-être et des conditions de
travail. Et bien entendu dans rémunérer au réel les heures travaillées.
Nous avions déjà mentionné sur ce blog l’effrayant taux de CDD dans
l’entreprise, s’établissant aujourd’hui à plus de 40% (alternants
compris, bien entendu), ce qui signifie que près d’une salarié permanent
sur deux est aujourd’hui précaire et peut être arrêté à la fin prévue
de son contrat.
Au
delà de ce constat évident mais peu rassurant, il est évident que
l’entreprise s’organise pour fonctionner avec beaucoup moins de salariés
dans les deux à trois ans à venir. Un récent Codir de rentrée aurait
même évoqué un sureffectif immédiat de 200 salariés, nombre qui
correspond parfaitement à notre pronostic publié dans un récent tract.
Plus que jamais, ne restez pas isolés, rejoignez le syndicat catégoriel
entièrement dédié aux cadres et et à l’encadrement.

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