Du 29 juillet au 23 août, rediffusion du « meilleur de l’année »
Article publié le mardi 25 septembre 2018
La
direction cède-t-elle à un mouvement de panique ? On serait tenté de le
croire si l’on s’en tient à la forme et au fond des messages relayés
par l’encadrement dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils affichent
souvent un manque de sérénité et de pondération. L’embellie de ces deux
dernières années sur notre marché aurait presque fait oublier que les
joueurs de Monopoly de l’économie mondiale sifflent lorsqu’ils le
décident la fin de la récréation. Et ils viennent de la siffler.
Par
ailleurs, l’actualité de l’entreprise nous rappelle que pour devenir et
surtout demeurer « leader par les coûts », il faut constamment tailler
dans le vif des dépenses et, en ce qui nous concerne, essentiellement de
la masse salariale. Après environ deux années d’euphorie et plusieurs
mois de croissance à deux chiffres, notre marché stagne à zéro et, comme
le confirme un courrier de notre DRH nationale, a même commencé à
régresser à -1,2% la semaine dernière. Par ailleurs, la presse
économique évoque d’inquiétants signaux annonciateurs de mois sinon
d’années difficiles.

Comme
à chaque fois, la direction fait un peu plus de ce qui ne marche pas
et, en l’occurrence, elle rajoute une surcharge administrative
supplémentaire en demandant aux Directeurs d’agence de remplir un énième
tableau pour passer en revue les fins de mission des derniers mois et
tenter de facturer les embauches anticipées aux clients. Puis, la hausse
tarifaire s’appliquera sans discussion à l’ensemble des clients et l’on
imagine les trésors de diplomatie et d’ingéniosité qu’auront à déployer
les DA auprès de leur hiérarchie pour plaider la cause de leurs client
et tenter d’obtenir une dérogation. Nous n’en sommes même plus à racler
les fonds de tiroir mais à une surenchère folle dans les tentatives de
gratouiller euro par euro partout où c’est possible.

C’est
dans ce contexte que la direction a imposé au réseau l’arrêt de presque
tous les CDD et alternants. Même dans les agences affichant
d’excellents résultats et manifestement en sous-effectif. C’est le côté
systématique, aveugle et par conséquent injuste et inadapté de cette
mesure qui heurte le plus les équipes des agences. Ainsi telle agence
ayant explosé son budget (+ 40% au-dessus) s’est-elle vu stopper
arbitrairement, sans discussion, son CDD malgré un niveau d’activité
record et une surcharge de travail intenable. Plus grave encore : les
arrêts-maladie et maternité ne sont pas remplacés par un CDD, même pour
les agences ayant atteint ou dépassé leur budget. C’est indigne et
constitue une véritable sanction à l’égard des collègues malades ou
attendant un heureux évènement ! 
Dans
nombre d’agences, les Directeurs, véritablement écœurés, déplorent la
perte de bons collaborateurs formés et investis qu’il faut débarquer
sans ménagement avec le vague espoir de les rappeler dans quelques mois,
en bouche-trous, si la conjoncture se redresse. Le problème c’est
qu’évidemment ces collègue par intermittence ne seront plus disponibles
car embauchés ailleurs et nettement mieux rémunérés. Quel gâchis ! A
quand un pilotage des ressources humaines digne de ce nom et une
direction capable de faire un superbe bras d’honneur aux financiers, au
nom de la pérennité de l’entreprise, des conditions de travail des
salariés permanents et de la qualité de service ?

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