Un certain nombre d’indicateurs, tout ce qu’il y a d’officiel, nous alertent sur la situation des salariés et l’état des effectifs. Bien sûr, il y a les données conjoncturelles sur le marché et l’état de nos parts de marché ainsi que sur le niveau d’atteinte ou plutôt de non atteinte des objectifs. Lorsque, au mieux, quatre zones sur cinq n’atteignent pas leur budget, on peut légitimement s’interroger sur la crédibilité desdits budgets… Mais nous voulons aussi évoquer l’inquiétant taux de turn-over qui n’a sans doute jamais atteint les records actuels. Les plus récents indicateurs font froid dans le dos avec, notamment, 28% chez Spring, 37% chez PME, nous assistons à une inquiétante débandade, une sorte de sauve-qui-peut (avant la tempête ?).
Voilà qui devrait interpeller des représentants du personnel dignes de leurs mandats. Année électorale ou pas et au risque de chagriner la direction, il est impossible (et coupable) d’éviter de s’interroger sur pareille situation. Il y a quelques mois, nous avions évoqué le cas de Directeurs de zone auxquels il était demandé de réduire la masse salariale de leurs agences, en clair de supprimer un certain nombre d’emplois dans leur zone. Aujourd’hui, selon plusieurs remontées, ce sont des Directeurs d’agence que l’on approche afin de les convaincre de supprimer un recruteur par-ci ou un autre par-là. N’oublions pas que dans notre métier de services aux entreprises, la principale variable d’ajustement conjoncturel demeure la masse salariale. Tout au moins jusqu’à l’expansion prévisible de la digitalisation. 
Concomitamment à cette situation, l’entreprise continue de modifier les structures sans en informer ou bien tardivement, les instances et sans la moindre consultation. Nous n’avons pas réussi, à ce jour, à obtenir un soutien franc, massif et majoritaire des organisations syndicales pour imposer à l’entreprise une consultation des instances pour tout mouvement de structures, à l’ouverture comme à la fermeture. Ce qui serait pourtant la moindre des choses…
Aujourd’hui, affirmons-le tout de go, c’est un véritable plan social déguisé qui se trame, dans une sorte d’indifférence généralisée. La plupart de ceux qui ne sont pas concernés affirment, désabusés, que « c’est la vie de l’entreprise ». Les autres plient bagage et s’en vont, à petit prix bien souvent. Quant à nous, nous continuons à militer pour un véritable dialogue social, ferme et constructif et en tout cas éloigné des compromissions.

1 COMMENTAIRE

  1. il n'est même pas déguisé, ça dégraisse à tour de bras
    dans ma zone il y a 3 agences sans DA et on ne se dépêche pas de les remplacer !

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