La
digitalisation de notre activité va-t-elle supprimer des emplois dans
l’intérim ? La question parait aussi sotte que la pluie mouille-t-elle
ou le feu brûle-t-il ! Bien sûr, la digitalisation des activités quelles
qu’elles soient supprime à l’évidence des emplois ou s’apprête à le
faire. Qu’il s’agisse d’un objectif, d’une conséquence ou les deux à la
fois. Voir nos articles sur le sujet en tapant simplement le mot
« digitalisation » dans la barre de recherche de ce blog.
Tous
les secteurs de l’économie seront frappés mais en premier lieu les
métiers de services tels que la banque (- 600 000 emplois dans le monde à
ce jour), l’intérim, les métiers de location de matériel, de voitures,
l’immobilier, etc. De même pour les métiers de conseil, de comptabilité –
des experts envisagent même la disparition pure et simple du métier de
comptable. Aujourd’hui, les plateformes numériques réalisent
parfaitement l’intermédiation entre un client et un fournisseur, qu’il
s’agisse d’un professionnel ou d’un particulier, sans parler de
l’ubérisation de nombre de domaines d’activité avec des Uber, Blablacar
et autres, pour n’évoquer que les stars.


Un
discours ambiant faussement rassurant mais véritablement faux-derche
évoque des activités nouvelles et des opportunités encore inconnues à ce jour, en
omettant, bien entendu, de comparer le nombre d’emplois traditionnels
détruits en regard de ceux, infiniment moins nombreux créés,
principalement des profils scientifiques, technologiques,
informatiques… Aujourd’hui déjà, combien d’employés, assistants divers
et conseillers commerciaux ont-il cédé leur place à des chatbots et
autres foires aux questions (FAQ) ? Les grandes entreprises et tout
particulièrement les multinationales semblent n’avoir d’autre objectif
plus impérieux, presque un trouble obsessionnel, que de supprimer à tour de bras le plus grand nombre possible d’emplois. Elles fantasment sur un monde économique enfin
débarrassé des coûteux salariés et dans lequel il ne serait plus
question que d’externalisation, de free-lance, de précarité,
d’automatisation, d’intelligence artificielle et de robotisation. La
salarié, voilà finalement le seul ennemi !


D’ici
à 2025, c’est-à-dire demain ou presque, ce sont 3,5 millions d’emplois
qui pourraient être détruits rien qu’en France (cf. Le Figaro 10/11/15).
On évoque même, en exagérant sans doute, la fin du salariat.


Pour
en revenir à l’intérim, nous avons tout dit sur le sujet et l’on ne
peut pas dire que la profession fasse mystère de ses intentions. Il y a
neuf jours encore, nous rediffusions les propos sur le sujet du DRH de
l’un des trois majors. Celui qui n’aurait pas perçu que notre entreprise
réduit à bas bruit mais hâtivement son réseau en même temps qu’elle diminue ses
effectifs, relèverait forcément d’une sortie de coma profond ou d’un
congé sabbatique à Bora-Bora.

Une
fois posé ce constat que faire ? Inverser le sens de l’histoire
technologique ou attendre un débordement d’altruisme et de
désintéressement de la part des employeurs ? Dans le monde de Oui-Oui,
pourquoi pas ! Mais dans la vraie vie les probabilités paraissent bien
ténues. Nous vous livrerons cette fin de semaine, vendredi, l’une des
clefs réalistes de la gestion possible des ces mutations.

2 Commentaires

  1. C'est une histoire de "vases communicants". Les salariés d' Adecco virés se retrouvent chez des concurrents "moins digital" et plus "rapports humains". Et , coincidence, ces enseignes gagnent des PDM au détriment d' Adecco. Bizarre non!
    L'uberisation de l'intérim peut servir sur des demandes spécifiques comme les inventaires où sur la masse on a un droit d'échec. Mais de plus en plus, les entreprises recrutent sur des comportements et pour du long terme. Aussi, à moins qu' Adecco fasse passer un test de personnalité à tous les intérimaires…. Je pense que l'oeil du recruteur sera toujours nécessaire car tout ne peut pas être tracer dans l'ordinateur.

  2. C'est évident que l'intérim va se digitaliser dans les années qui viennent.Il faut arrêter avec "mes clients veulent du contact" ou "le recruteur a du nez".Pourquoi l'intérim échapperait à la digitalisation générale ? Ça ne sert à rien de se voiler la face !

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