Le point numéro 6 de l’ordre du jour de notre réunion de ce jour du CSE Central de ce jour porte sur la « consultation sur les aménagements du système de rémunération Pyramide », ce qui signifie que vos élus vont devoir se prononcer sur ce point. Après tout ce que nous avons dit, écrit, dénoncé par tous les moyens à notre disposition, dans les instances, par tracts, sur notre site internet, sans parler du mouvement de gréve du 18 mai dernier, lorsque nous entendons la direction  affirmer tranquillement que le nouveau système de calcul de rémunération est « perçu comme complexe, peu motivant et peu engageant, conduisant à une baisse de la rémunération globale et à un risque de turn-over fort », nous reconnaissons que les bras nous en tombent…

Mieux vaut tard que jamais ou la vérité finit toujours par triompher… nous pourrions enfiler par dizaines les dictons et proverbes mais, sérieusement, que de temps, d’énergie et de fâcheries auraient pu être épargnés. Sans parler de tous nos collègues expérimentés mais découragés déjà partis ou ayant pris la décision de quitter une entreprise, selon eux, irrémédiablement indécrottable. La direction rétropédale en gommant les aspects les plus aberrants de sa maladroite ébauche, en supprimant notamment le critère « Family », parfaitement ingérable et totalement inopérant en termes de motivation et en revoyant à la hausse les sacrosaintes abaques. Mais le compte y-est-il pour autant ?

Nous avons confié à notre expert auprès du CSE Central le soin d’analyser la copie révisée de la direction pour répondre à cette épineuse question et le moins qu’on puisse affirmer c’est qu’il n’y est pas. Et loin de là. Pour commencer, le maintien du règlement de la part variable au trimestre et même à l’année, induit, de fait, une baisse du pouvoir d’achat et non un simple différé. Chaque collègue peut le mesurer à la fin de chaque mois.

Notre plus sérieuse crainte concerne le montant des budgets fixés, souvent délirants et en parfait décalage avec la situation économique présente et prévisible tout aussi parfaitement fragile qu’artificielle. Quant à l’indicateur portant sur les parts de marché, nous nous sommes régulièrement exprimés sur le sujet : en quoi pourrait-il être de nature à motiver un tant soit peu les équipes ? A-t-on déjà vu un salarié s’emballer pour conquérir de la part de marché ? De plus, lorsque l’on connait les difficultés à obtenir de façon fiable cet indicateur régulièrement baissier, nous frôlons la faute de goût.

Il y aurait encore beaucoup à dire et, bien entendu, nous y reviendrons. Notre avis, étayé par le travail de l’expert, est sans appel. Même amendé, ce système de rémunération demeure défavorable comparé au précédent qui était lui-même défavorable par rapport à son aïeul. Chaque nouveau système innove dans le grignotage des rémunérations. Sauf à être certain de réaliser 100% de leurs objectifs, de nombreux salariés risquent de se voir à nouveau lésés dans leur rémunération. Nos propositions rejoignent celles d’une majorité d’élus presque un unanimement d’accord pour convenir de la nécessité de cloisonner les résultats mois par mois et de maintenir les versements mensuels. Et bien sûr d’abandonner le critère parts de marché.

Et maintenant, en route pour le Comité social et économique central…

6 Commentaires

  1. bon courage à vous
    vous allez affronter une bande de clown à la direction 🙂
    quand je vois pyramide et les annonces de recrutement partout et n’importe comment : il y a panique à bord !!! ils font un focus sur Randstad alors que ce sont tous les petits depuis 10 ans qui nous prennent des pdm..

  2. BON CSE 🙂
    toujours pas en phase avec pyramide quand je vois la tronche de nos budgets demandés et les tx de marge brute qui sont juste énorme : ils ont baissé l’atteinte à 60% pour la marge op mais quand vous regardez plus précisément votre budget va falloir aller le chercher les 60% c’est loin d’être gagné,
    moi je suis pour le retour en arrière et c’est quoi la motivation de ce système : aucune !

  3. Et le perm on en parle ou pas ? c’est encore une belle blague…C’est la priorité de Modis, Spring et nous

    Vive la famille (on la choisit pas)

  4. Tant qu’on aura a la tête de ce fiasco une coupeuse de tête au lieu d’une DRH….. Ça n’avancera pas dans le bon sens ……….!!!
    Bon courage pour le cse….

  5. clairement tant que la DRH sera dans cette optique, on avancera pas !
    je croyais que les RH devaient être derrière les salariés et non le contraire
    c honteux !

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