Dans la série à rallonges (façon Netflix) “régressions en tous genres”, on se souvient du passage de 30 à 40% de l’avantage en nature (AEN) concernant les véhicule de fonction, avant d’ailleurs de bondir à 67% par décision du gouvernement Rap-Tout. Une augmentation de 10% de l’AEN en échange de laquelle il nous était garanti, promis-juré-craché, une utilisation professionnelle et personnelle libre du véhicule de fonction, avec prise de carburant possible 7 jours sur 7 et sans plafond de kilométrage.

Mais, nous le savons, les promesses n’engageant que ceux qui y croient et voici que l’on nous annonce une inédite “loi de roulage” qui régira le kilométrage annuel autorisé en fonction du poste occupé et définira donc des plafonds kilométriques recommandés et maximaux en fonction du poste occupé. Cette “loi”, le terme en impose et c’est sans doute sa finalité, n’avait jamais été évoquée dans l’entreprise auparavant et se trouve en parfaite contradiction avec les promesses d’une utilisation libre de la carte Totale. L’illusion d’une open-bar attitude n’aura finalement été que de courte durée.

Et gare aux dépassements du plafond fixé qui donneront lieu à « un réajustement rétroactif des loyers » ! Il nous est de plus précisé que le non-respect de la charte et du forfait kilométrique imparti expose le salarié à un révision de son avantage en nature et à des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement.

Au sacro-saint nom de la réduction des coûts, il s’agit évidemment d’une énième régression sociale mais aussi et surtout de l’aveu implicite d’une duperie de haute volée : à qui fera-t-on croire que ce recul n’était nullement prémédité et entériné avant même que nous soit promise une utilisation libre de la carte Total, sans limitation kilométrique, en échange d’un alourdissement, de 30 à 40%, de l’avantage en nature ? Et puisque nous en sommes à la réduction des coûts, la direction pourrait en profiter pour nous confirmer que la la hausse des coûts de carburant observée coïncide, non à un usage abusif mais précisément avec la diminution du nombre de véhicules diesel dans le parc automobile de l’entreprise. Est-ce aux bénéficiaires d’un véhicule de fonction de faire les frais de cette orientation ?

Cette reculade ne présage-t-elle pas d’une prochaine évolution vers la généralisation des voitures de service ? L’avenir nous le dira. Nous reviendrons bien entendu sur le sujet et notamment sur les conséquences prévisibles, telles que l’impact sur l’activité commerciale, l’évaluation du kilométrage annuel, les conséquences financières pour l’ensemble des bénéficiaires d’un véhicule de fonction et quelques autres points qu’il faudra bien éclaircir.

12 Commentaires

  1. et bonne année !! la grosse blague !!
    ils s’arrêtent quand avec leurs mesures qui rabaissent encore les cadres et les fonctions commerciales 😡😡😡

  2. NON MAIS LE SCANDALE !! alors attention parce que du coup la com va tomber sans tarder dans le réseau si vous avez communiqué !!!

  3. On pourrait aussi tous choisir de laisser la voiture sur le parking pendant le nombre de jours nécessaires à ce que saute cette “loi” roulage !! Un peu de solidarité et de cohésion face à ces décisions incohérentes !!

  4. Multi nationale de pacotille et économie de bout de chandelle !
    Et à la fois tant que nous ne nous bougerons pas plus, pourquoi s’arrêteraient ils ??
    Alors oui je vais la laisser au parking leur voiture de fonction…sûr que je ne dépasserai pas leur kilométrage imparti.
    Qu’ils aillent au diable !

  5. Ça envoie pas du rêve !!!peut être fait volontairement pour que l on parte
    Un PSE déguisé depuis longtemps
    La enieme restriction qui va encore passer
    Chacun doit prendre ses responsabilités et décider de ce qu il doit faire

  6. Cette mesure laisse fort à penser que la société veut faire partir les commerciaux qui lui coûtent le plus cher : les directeurs de ventes.
    Entre ça et les modifications apportées sur les portefeuilles (identiques aux ATC) ça commence à faire beaucoup.

  7. Merci à la CFE de porter à note connaissance ce que les autres syndicats ne disent pas.
    Mais cela ne sert à rien.
    Le syndicalisme est faible chez Adecco. La direction le sait très bien et continue sa marche forcée de piétinage de nos droits .
    Cette loi roulage en est un nouvel exemple.
    Cela passe creme. Car elle sait très bien que rien ne sera fait, aucune action ne sera lancée.
    Dans n’importe quelle société, les salariés revendiqueraient bien fort le maintien de leurs droits par des actions fortes (mouvement de grève…).
    Le réseau était prêt à des mouvements significatifs, il, y a 2 ans. Dommage que nos syndicats ont préférés se focaliser sur les élections professionnelles.
    Alors la prochaine étape c’est quoi ?

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