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Tandis que les plus importantes entreprises excellent dans la discipline de l’optimisation fiscale, le site Cadremploi propose aux salariés d’optimiser quant à eux leur prise de congés en 2026. Quelques recettes et astuces pertinentes à se garder sous le coude… (NDLR)

Chaque année, c’est la même question : comment profiter du maximum de congés en posant le minimum de jours ? Pour 2026, Cadremploi vous détaille la stratégie à suivre mois par mois.

En France, les salariés doivent bénéficier d’au moins cinq semaines de congés payés par an. Certains salariés bénéficient en outre de RTT, et sous certaines conditions, de jours de fractionnement, quand leur congé principal est en partie pris en dehors de la période de prise de congés. Par ailleurs, rien n’interdit aux entreprises d’accorder des jours de congés supplémentaires, que ce soit des jours supplémentaires en fonction de l’ancienneté, un plus grand nombre de jours pour l’ensemble des salariés, voire des congés illimités. Selon une récente étude du cabinet de recrutement Robert Half, des jours de congés supplémentaires sont d’ailleurs une attente des cadres dans leur package d’avantages à l’embauche.

Mais si certains salariés ont du mal à poser tous les jours auxquels ils ont droit et se demandent que faire de ceux qui leur restent au 31 mai, d’autres au contraire trouvent que le nombre de congés est trop restreint, et dépriment à l’idée de ne pas avoir assez de vacances ou de devoir prendre des congés sans solde. Si vous êtes dans le premier cas, cet article ne vous sera d’aucune utilité. En revanche, si vous êtes dans le second cas, Cadremploi vous indique mois par mois quels jours poser pour bénéficier des ponts en 2026, et ainsi avoir le plus de vacances possible en posant le moins de jours possible. Les combinaisons détaillées ci-dessous s’appliquent aux salariés dont le temps de travail est organisé selon le schéma le plus classique : travail du lundi au vendredi, et ensemble des jours fériés chômés.

Janvier : poser 1 jour pour en avoir 4

C’est dans à peine quelques jours, mais si vous êtes distraits et avez la possibilité de poser des jours au dernier moment, le 1er janvier tombe ce jeudi. Si vous posez le vendredi 2, vous bénéficiez donc de quatre jours de congés avec seulement un jour de congé payé décompté. Si vous travaillez habituellement le samedi mais pas les jours fériés, il vous faut poser deux jours (vendredi et samedi) pour parvenir au même résultat. Et bien sûr, si vous avez posé quatre jours (ce lundi 29 décembre, mardi 30, mercredi 31, vendredi 2), vous bénéficiez de neuf jours de congés payés, du samedi 27 décembre 2025 au dimanche 4 janvier inclus. Ensuite, il sera l’heure de rédiger ses vœux professionnels.

Mars : pas de jour férié, mais une possibilité intéressante en combinant avec le mois d’avril.

Les mois de février et mars sont avares en jours fériés. Mais mars donne l’opportunité de quelques jours de repos en posant judicieusement quelques jours à cheval sur fin mars et début avril. En effet, le lundi 6 avril étant férié, si vous posez à la fois les deux derniers jours de mars, lundi 30 et mardi 31, et les trois premiers jours d’avril, vous vous retrouvez avec dix jours de congés, du samedi 28 mars au lundi 6 avril inclus.

Avril : 3 jours sans rien poser, jusqu’à 16 jours en en posant 9

En avril, sans rien poser, vous bénéficiez déjà de trois jours de congés d’affilée : le lundi de Pâques tombant en 2026 le 6 avril, vous aurez donc trois jours de repos du samedi 4 au lundi 6 inclus. En Alsace-Moselle, le vendredi 3 avril est également férié (c’est le vendredi Saint), permettant de bénéficier d’un week-end prolongé de quatre jours sans rien poser.

Si vous posez quatre jours, vous pouvez avoir neuf jours de vacances : en posant du mardi 7 au vendredi 10 avril inclus, vous serez en congés du samedi 4 au dimanche 12 avril inclus. Vous pouvez aussi bénéficier de dix jours en en posant cinq entre fin mars et début avril, comme expliqué dans le paragraphe précédent. Il vous suffit pour cela de poser en plus la semaine précédente, du lundi 30 mars au vendredi 3 avril inclus, et vous serez en congés du samedi 28 mars au lundi 6 avril inclus. Si vous combinez ces deux options, vous obtenez 16 jours de congés, du samedi 28 mars au dimanche 12 avril inclus, avec neuf jours posés.

Et posant quatre jours fin avril, vous vous retrouvez avec neuf jours de congés à cheval sur avril et mai. En effet, poser du lundi 27 au jeudi 30 avril inclus vous permet de raccorder le week-end du 25 avril avec le week-end de trois jours commençant le vendredi 1er mai, férié. Vous serez alors en congés du samedi 25 avril au dimanche 3 mai inclus.

Au total, avec huit jours posés en avril, vous pouvez donc obtenir 18 jours de congés – 15 en avril, trois en mai, pour être précis. En ajoutant les deux derniers jours de mars et les trois premiers d’avril, ce sont 25 jours de congés qui s’offrent à vous à cheval sur fin mars, avril et début mai, pour treize jours posés fin mars et en avril. Et en cumulant avec l’ensemble du mois de mai, vous pouvez vous retrouver avec beaucoup plus.

Mai : entre quatre ponts… et un mois complet de repos

Bonne nouvelle pour les amateurs de congés printaniers : le 1er mai (Fête du Travail) et le 8 mai (armistice de la Seconde guerre mondiale) tombent tous deux un vendredi. Cela fait donc deux week-ends de trois jours, du vendredi 1er au dimanche 3 et du vendredi 8 au dimanche 10 inclus, sans rien avoir à poser ! Les personnes travaillant le samedi devront cependant poser deux jours, les samedi 2 et 9, pour avoir deux ponts de trois jours.

Avec cette configuration, il est possible d’obtenir dix jours de congés en en posant simplement quatre. En effet, en posant du lundi 4 au jeudi 7 inclus, vous reliez les deux ponts et serez ainsi en vacances du vendredi 1er au dimanche 10 mai inclus. Ajoutez quatre jours fin avril, du lundi 27 au jeudi 30 avril, et vous obtenez des vacances de seize jours en ayant posé seulement huit jours du samedi 25 avril au dimanche 10 mai inclus.

Mais fidèle à sa réputation de mois des ponts, mai permet de profiter encore d’autres jours de farniente. En effet, le jeudi 14 mai est également férié (Ascension). En posant un jour, le vendredi 15 mai, vous bénéficiez donc de quatre jours de repos, du jeudi 14 au dimanche 17 inclus. Et si vous posez en plus du lundi 11 au mercredi 13, vous aurez dix jours de congés pour le prix de quatre : du vendredi 8 au dimanche 17 mai inclus.

Si vous voulez tenter un viaduc, vous pouvez même profiter de 17 jours de vacances en posant huit jours. Il suffit de combiner les poses des deux paragraphes précédents : du 4 au 7 mai, puis du 11 au 13, et le 15, et vous serez en congés du vendredi 1er mai au dimanche 17 mai inclus.

Et ce n’est même pas la dernière occasion de prendre du bon temps au mois de mai. Le lundi de Pentecôte tombe le lundi 25 mai. Sans rien faire (ou en posant un jour si vous travaillez le samedi), vous avez donc déjà trois jours de repos. En posant quatre jours, du mardi 26 au vendredi 29 inclus, vous avez neuf jours de congés, du samedi 23 au dimanche 31 mai inclus. Autre alternative, pour combiner deux jours fériés, l’Ascension et Pentecôtes : poser six jours, le vendredi 15 puis la semaine du lundi 18 au vendredi 22, pour avoir au total douze jours de congés, du jeudi 14 au lundi 25 mai inclus.

Avec douze jours posés sur l’ensemble du mois (les huit jours indiqués entre le lundi 4 et le vendredi 15, puis du mardi 26 au vendredi 29) vous pouvez ainsi avoir 26 jours non travaillés durant l’ensemble du mois, du 1er au 17 mai inclus puis du 23 au 31 inclus, et ne travailler que cinq jours, la semaine du 18 mai, seule semaine du mois sans jour férié.

Si vous êtes joueur et que vous ne prévoyez pas d’autres vacances (ou que vous avez vraiment beaucoup de jours de congés, vous pouvez même tenter de poser 17 jours pour être en vacances les 31 jours que compte le mois de mai. Ajoutez pour cela les cinq jours de la semaine du 18 mai. Posez les quatre derniers jours d’avril, et vous aurez même jusqu’à 37 jours de congés d’affilée avec 21 jours posés. Pas sûr en revanche que votre manager vous regarde d’un bon œil après cela – ni même, plus prosaïquement, qu’il vous laisse faire.

Juillet : 4 jours avec un seul posé, ou jusqu’à 16 jours en posant 9

Rien en juin, mais difficile de se plaindre après un mois de mai aussi foisonnant. Retour des calculs au mois de juillet : la Fête Nationale, le 14 juillet, tombe un mardi. En posant un seul jour, le lundi 13, vous bénéficierez de quatre jours de repos, du samedi 11 au mardi 14 inclus. Ajoutez trois jours, du mercredi 15 au vendredi 17, et vous aurez neuf jours de congés, du samedi 11 au dimanche 19 inclus, avec quatre décomptés.

Autre possibilité : poser six jours pour avoir onze jours de vacances. Pour cela, posez les cinq jours du lundi 6 au vendredi 10 juillet et le lundi 13 juillet. Vous serez alors en repos du samedi 4 au mardi 14 juillet inclus. Et si vous cumulez ces deux solutions, en posant neuf jours, vous aurez seize jours de congés, du samedi 4 au dimanche 19 juillet inclus.

Août : un seul jour férié qui tombe mal

Le 15 août (l’Assomption) tombant un samedi, cela ne profitera qu’aux personnes travaillant habituellement le samedi mais pas le dimanche, qui auront ainsi deux jours d’affilée, voire trois si leur autre jour de congé tombe habituellement un vendredi ou un dimanche. Pour les autres, si vous voulez profiter du 15 août sur la plage, il faudra poser des jours.

Novembre : 5 jours avec 2, ou 9 jours avec 4

Après un passage à vide en septembre et octobre, début novembre n’est guère plus reluisant. Le 1er novembre (Toussaint) tombant un dimanche, seules les personnes travaillant habituellement le dimanche y trouveront leur compte. Pour les autres, il faudra poser des jours de façon classique, sachant qu’en général, cinq jours posés permettent de bénéficier de neuf jours : en posant du lundi au vendredi, vous êtes en vacances dès le samedi précédent, jusqu’au dimanche suivant inclus, soit les deux jours de week-end plus la semaine suivante complète.

Il sera possible de se rattraper lors du 11 novembre (armistice de la Première guerre mondiale). Celui-ci tombant un mercredi, il permettra d’obtenir cinq jours de congés avec deux jours posés. Deux possibilités : poser lundi 9 et mardi 10 pour bénéficier du samedi 7 au mercredi 11 inclus, ou poser jeudi 12 et vendredi 13 pour bénéficier du mercredi 11 au dimanche 15 novembre inclus. En combinant ces deux options, vous obtenez neuf jours de vacances, du samedi 7 au dimanche 15 novembre inclus, avec quatre jours posés.

Décembre : 9 ou 10 jours avec 4 jours posés, ou 16 jours avec 8 jours posés

Dernier mois de l’année, et pas des moindres, le mois de décembre est souvent l’occasion de prendre des vacances pour Noël – même si certains préfèrent travailler durant cette période. Cette année, le 25 décembre tombe un vendredi, offrant un pont de trois jours sans rien faire (ou avec un jour posé si vous travaillez le samedi). En posant quatre jours, du lundi 21 au jeudi 24, vous obtenez neuf jours de vacances, du samedi 19 au dimanche 27 décembre inclus.

Le 1er janvier 2027 tombe également un vendredi. Il permet donc d’attaquer l’année 2027 avec un pont de trois jours, du vendredi 1er au dimanche 3 inclus. Mais il permet aussi de bénéficier de dix jours de congés à cheval sur décembre 2026 et janvier 2027, du vendredi 25 décembre au dimanche 3 janvier inclus, et ce en ne posant que quatre jours, du lundi 28 au jeudi 31 décembre.

Et si vous combinez ces deux solutions, vous obtenez seize jours de congés, du samedi 19 décembre 2026 au dimanche 3 janvier 2027 inclus, en posant huit jours, du 21 au 24 puis du 28 au 31. Cela correspond d’ailleurs exactement au calendrier des vacances scolaires.

Source : Cadremploi

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