Pratiquement tous les salariés permanents ayant un problème et sur le point de quitter l’entreprise nous contactent. Assistance pour l’entretien préalable à un licenciement, conseils pour une négociation, questions concernant le droit du travail : nous répondons toujours : présents  ! Même pour les salariés ayant affiché pendant de nombreuses années une totale indifférence (voire pire) pour le syndicalisme, nous répondons : présents ! Et nous les accompagnons au mieux de notre emploi du temps et de nos moyens.

Mais, bien souvent, il est tard, très tard, parfois trop tard et nous ne faisons dans ces cas-là qu’accompagner au mieux une sortie de l’entreprise. C’est d’autant plus dommage que la plupart des cas auraient pu trouver une solution favorable et éviter précisément une sortie de l’entreprise si nous en avions eu connaissance en amont.
En écrivant ces lignes, j’ai une pensée toute particulière et émue pour une salariée, « remerciée » après une vingtaine d’années d’ancienneté, dotée d’une formation initiale plus que modeste, à la santé démolie et, pour couronner le tout, résidant en zone rurale. Un profil difficile, probablement voué à quelques années pénibles. Cette salariée courageuse, investie et honnête m’avait fort naïvement avoué :
« Après vingt ans de société, c’est bien la première fois que j’appelle un syndicat. Je n’ai jamais pensé que je pourrais en arriver là ».

En gros, elle confessait un acte honteux, une sorte de péché : comment peut-on en arriver là ? Comment une honnête personne, travailleuse et compétente peut-elle en arriver à appeler un syndicat ? Ou va le monde ? Sans vouloir la blesser, je lui ai simplement répondu :

« Simone (ce n’est évidemment pas son véritable prénom), c’est précisément parce que tu ne nous as jamais appelé que tu en es arrivée là. Quand tout va bien, il est difficile d’imaginer qu’un jour les choses iront mal. C’est humain. Les pratiques que  tu subis douloureusement n’auraient pas cours si tu appartenais à une organisation syndicale comme la notre et si de nombreux salariés en faisaient autant ». 

 La salariée m’a compris et m’a remercié de tout ce que nous avions fait pour elle, une déléguée syndicale de notre section et moi. Malheureusement, elle est aujourd’hui chez elle, au chômage, alors qu’elle n’a jamais démérité mais s’est simplement retrouvée victime d’une antipathie viscérale et pas forcément motivée. Situation affligeante, certes, mais hélas classique.
Même si notre syndicat intervient dans ces situations de crise, son but ne se limite évidemment pas à soutenir des salariés parvenus à deux doigts de la porte… Nous nous battons quotidiennement sur l’ensemble des sujets qui vous concernent et beaucoup de choses changent même si ce n’est pas forcément spectaculaire et aussi rapide que nous le souhaitons tous.
« Que font les syndicats ? ». Nous ne savons pas, mais ce que nous savons c’est ce que fait la CFE CGC. Vous trouverez toutes les réponses sur ce blog, dans nos tracts ou en dialoguant avec des représentants de notre section qui restent à votre écoute.

Vous pouvez aussi visiter notre site officiel CFE CGC Adecco

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