Un peu avant Noël la direction générale de Pôle emploi a annoncé qu’il réduirait son recours aux services des opérateurs privés des deux tiers en 2011. Ceux-ci, essentiellement des entreprises de travail temporaire devront se contenter de ne suivre qu’environ 80 000 demandeurs d’emploi au lieu de 200 000.
Notre profession a appris la mauvaise nouvelle par voie de presse, ce qui est quand même un peu cavalier. Preuve que l’on peut sévir dans le social (ou dans les RH) et manquer singulièrement de tact…
La seule réaction médiatique un peu vivre émane de la présidente de Manpower qui s’étonne de telles manières. Le reste de la profession se tient coi, de crainte sans doute de fâcher l’ex-futur-ex gros donneur d’ordres. La roue tourne comme on dit.
Ceci dit, même au plus fort du partenariat avec Pôle emploi, on ne peut pas vraiment dire que l’affaire ait été “juteuse” quoiqu’en dise les dogmatiques du tout-public mais il faut avoir l’humilité de reconnaître que cette diversification fut quand même une aubaine en période de crise et un chiffre d’affaires loin d’être négligeable. Nous ne suivrons cependant pas Arnaud de la Tour quand il affirme que “Cela a permis de ne pas trop toucher aux équipes dans les agences”. En tout cas cette affirmation ne semble pas concerner les grands de la profession qui ont procédé à des coupes claires dans leurs effectifs, quelle que soient les méthodes et habillages utilisés.
Les réseaux, diminués et affaiblis ont aujourd’hui à affronter une forte reprise de l’activité et la plupart des embauches s’effectuent plutôt en CDD pour ne rien dire d’un recours accrus aux stages multiples et variés. Un avenir pour les jeunes de plus en plus “flexi” et de moins en moins “sécurité” pour railler un concept très tendance.

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