On se souvient de l’enquête Great Place To Work, censée mesurer le niveau de bien-être au travail des salariés. Les résultats en avaient été calamiteux. Néanmoins, Adecco a choisi de lancer une deuxième vague de questionnaires. Dans quel but ? Difficile à savoir.
On ne peut simplement qu’être surpris par la méthodologie puisque rien n’a été mis en oeuvre depuis la première enquête : aucune transmission complète et transparente des résultats, aucun diagnostic affiché et par conséquent aucune action corrective clairement déclinée et diffusée. A quoi bon mesurer à nouveau la satisfaction au travail des salariés dans ces conditions ? On n’ose imaginer un questionnaire modifié dans le but d’améliorer le nombre de critères jugé positivement par les salariés. On n’ose imaginer non plus une entreprise lançant aux salariés ce message subliminal « Fais-moi mal« . Alors pourquoi ?
On sera en tout cas rassuré d’apprendre que les entreprises françaises sont en hausse et représentent 40% du total des entreprises les mieux notées contre 32% l’an dernier. Selon le directeur général de GPTW France, Patrick Dumoulin, « les entreprises qui figurent dans notre palmarès ont des dirigeants qui savent entretenir la confiance de leurs salariés. Il y a en outre un rapport direct entre leur performance économique et leur performance sociale : nous avons affaire à des entreprises dont le chiffre d’affaires est en croissance, qui ont très peu de turnover et d’absentéisme ». On le suit volontiers quand il ajoute qu' »il y a un lien entre performance économique et performance sociale« . Rien à redire, nous, on adhère.
A noter de plus que ce sont souvent les mêmes entreprises qui reviennent sur le haut du podium, ce qui prouve bien qu’il n’y a pas de hasard.
En première page du site Great Place To Work France, il est lancé en direction des chefs d’entreprise cette formule : « Imaginez que la majorité de vos collaborateurs affirme « C’est avec plaisir que nous nous rendons au travail ». Pour les entreprises où il fait bon travailler, c’est le cas« .

Un jour peut être…

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