Il y a quelques jours, le 9 juin plus précisément, un article paru dans le Daily Mail a (très modérément) enflammé le microcosme économico-boursier. L’article en question laissait entendre qu’Adecco pourrait acquérir le groupe britannique Hays, coté à la Bourse de Londres, pour la bagatelle de 2,2 milliards d’euros soit 3,02 milliards CHF.
Un tel rachat aurait permis une heureuse conclusion au feuilleton diffusé en 2008 mettant en scène Adecco et Michael Page dans une super-production du style « Je t’aime, moi non plus » puisqu’on se souvient des préliminaires non aboutis d’Adecco à l’égard de cet autre groupe britannique. Hors Hays et Michael Page se positionnent sur un créneau identique et par conséquent le rachat de l’un ou l’autre garantirait incontestablement à notre groupe une implantation et une complémentarité non négligeables.
En tout état de cause, Stephan Howeg porte-parole du groupe Adecco et Alistair Cox, PDG de Hays n’ont pas souhaité commenter ce qu’ils qualifient de rumeur. Des analystes financiers confirment que malgré la pertinence d’un tel rapprochement, Hays est trop gros et trop cher (on peut inverser si on veut) pour Adecco. Stephan Howeg a quand même reconnu que des acquisitions restent possibles mais pour des montants situés autour de 150 millions d’euros, ce qui demeure quand même quinze fois moins élevé que la valeur annoncée du groupe Hays.
L’affaire semble donc close pour le moment.
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