Parmi les fixations qu’étalent régulièrement les tenants de l’ultra-libéralisme, il en est une qui revient vraiment souvent : la fin du CDI. Mais comme la chose passe plutôt mal, le club Montaigne (association de penseurs en chambre ultra-libéraux) a la lumineuse idée d’avancer le leurre de la suppression du CDD.
En fait, depuis plus d’un an, ,cette officine discrète débat et expérimente certaines de leurs « 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors » et plus particulièrement la suppression du CDD. Jusque là, l’idée semble plutôt généreuse et favorable aux salariés.
Là où les choses se corsent et où les fausses bonnes idées laissent apparaître leur nocivité c’est quand ce « laboratoires d’idées » émet la contrepartie d’une large flexibilité des conditions de licenciement, permettant de renvoyer le salarié à l’issue d’une mission ou de la suppression de son poste et ce quelque soit la situation économique de l’entreprise. C’est l’éternel retour du « contrat unique » qui signerait la fin du CDI. La suppression du CDD aurait très concrètement pour effet de supprimer par la même occasion le CDI, bête noire des libre-échangistes (échangistes compris, cf l’actualité).
Ce contrat unique remplacerait donc les CDI, les CDD, les contrats de mission actuels et les contrats saisonniers. Utopie pensent certains ? Inutile de tenter de se rassurer à bon compte, le gang ultra-libéral poursuit ce projet depuis longtemps et en a quelques autres du même tabac dans ses cartons…
Heu…Une dernière chose, comme disait Colombo, le club Montaigne, en pointe sur ce projet, a pour fondateur et dirigeant Claude Bébéar, par ailleurs membre du club Le Siècle (mais ça, c’est une autre histoire, pour une autre fois) dont l’Express révélait qu’en 2003, il percevait déjà un salaire de 88 000 euros par mois. La précarité, c’est bien, surtout pour les autres…

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