Les résultats de la deuxième enquête GPTW (Great Place To Work) viennent de tomber et affirmer sommairement qu’ils sont mauvais relèverait d’un aimable euphémisme : ils sont calamiteux. Pire encore que l’enquête de 2010 qui aurait cependant nécessité, illico, un plan d’urgence et la mobilisation générale de toutes les énergies, ce qui ne fut, hélas, pas le cas. Si les résultats de la première enquête peuvent s’imager par l’application d’une véritable fessée publique, ceux de la seconde s’apparentent à un passage à tabac. C’est d’autant plus préoccupant qu’il s’agit de notre entreprise, de celle à laquelle nous sommes attachés et qui nous fait vivre. Rappeler parfois ce genre d’évidence n’est pas forcément inutile.
Les lecteurs réguliers ou non de ce blog et de nos tracts savent pourtant combien nous avons toujours été en alerte, en vigie sur le sujet et nos innombrables remontées figurent dans les procès-verbaux des Comités d’établissement depuis des années. Nous vous proposerons prochainement une sélection de liens vers des articles parus sur ce blog et évoquant les conditions de travail, leur détérioration et les problèmes de rémunération.
Les résultats sont dégradés sur tous les items qui, pour mémoire, concernent la crédibilité, le respect, l’équité, la fierté et la convivialité.
Facteur aggravant, le nombre de participants s’est littéralement envolé ce qui, non seulement crédibilise d’autant les réponses à l’enquête, c’est arithmétique et incontestable, mais surtout témoigne d’une volonté explicite du plus grand nombre des salariés permanents de témoigner et d’exprimer leur mécontentement et d’être écoutés et entendus.
Des présentations détaillées des résultats seront effectuées à l’occasion des réunions régionales et de secteur, à la rentrée, de même qu’une synthèse des forces et des faiblesses de l’entreprise telles que désignées par les salariés eux-mêmes. Puis devrait s’ensuivre un plan d’action pour début 2012.
Mais en revanche, quand dans une communication officielle nous lisons : »Nous avons la ferme volonté de remettre les hommes au cœur de l’entreprise et de nos préoccupations (quel pénible aveu ! NDLA) et, pour ce faire, nous mettons en œuvre un véritable projet managérial afin de retrouver développement personnel et plaisir au travail« , nous aimerions y croire sincèrement mais le fait qu’aucun représentant du personnel n’ait été convié aux groupes de travail nous incite, pour l’instant, à la plus grande circonspection. Exclure les pompiers de l’intervention sur un incendie ne constituera jamais une attitude prudente.

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