Après une excellente biographie non autorisée rédigée par ma consœur et amie de Challenges Fanny Guinochet et une marionnette faussement naïve aux Guignols de l’info sur Canal+, Laurence Parisot a droit depuis quelques jours à sa… bande dessinée. Intitulée « La vie sentimentale de Laurence P. » et dévoilée en avant-première à la Fête de l’Humanité mi-septembre, elle est l’œuvre de la dessinatrice Isa et est publiée aux éditions Fluide Glacial. Tous les thèmes cher à la patronne du Medef y sont présentés et tournés en dérision : l’abolition sans le dire des 35 heures, le recours à la misogynie pour dénoncer toute critique, le plan anti-séquestration des patrons pour faire passer un bon plan social, la réforme des retraites qui consiste à faire travailler les seniors jusqu’à épuisement…

La couverture de la BD, d’ailleurs, annonce la couleur. On y voit une Laurence Parisot aux commandes d’un engin de chantier du Medef, suivie par une horde de costumes gris (symbolisant sans doute des patrons) et de pompom girls en rose, en passe d’écraser vertement un exemplaire du code du travail. Le tout, sous le regard attendri de la même Laurence Parisot, élevée au rang de sainte… Cette représentation de la patronne des patrons déteste en outre le chiffre 35, en référence à peine voilée aux 35 heures, et n’est portée que par un seul objectif : faire de l’argent. Pas sur que la présidente du Medef apprécie cette caricature outrancière. Sauf à y voir, bien entendu, une forme de reconnaissance pour tous les services rendus au milieu patronal… Ou le début de la gloire.

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