Les gros titres de la presse économique font état d’un recul, presque un effondrement, à -38% des résultats de notre confrère néerlandais Randstad sur l’année 2011, résultats qui seraient de l’ordre de 179 millions d’euros. Un pareil recul peut paraître sévère et même inquiétant mais l’est-ce vraiment ? Pas tant que cela si on veut bien se donner la peine de lire attentivement les articles au lieu de se contenter des titres.
Le groupe Randstad affiche donc pour 2011 un résultat net de 179 M€, en recul de 38% par rapport à l’année précédente, mais on nous annonce une dépréciation de 125 M€ dans les comptes 2011 due à une opération de croissance externe : l’acquisition de SFN aux États-Unis pour la bagatelle de 770 M$. D’où l’importance de relativiser les chiffres bruts avant de sortir les mouchoirs. Le choix de la croissance externe impacte forcément les résultats d’une entreprise, de même que vous serez un peu moins riche si vous achetez une Ferrari que si vous conservez votre Clio diésel. L’image semblera peut-être un peu simpliste aux beaux esprits – nous leur présentons nos plus révérencieuses excuses – mais il n’est pas toujours inutile de rappeler certaines évidences.
On apprend de même à la lecture de ces articles faussement alarmistes que les revenus du groupe ont progressé de 14% en 2011 – une croissance à deux chiffres qui ferait rêver plus d’un entrepreneur… – dont 9% en croissance organique. Respect.
Le résultat avant EBITA n’a progressé « que » de 1%, ce qui a contribué à contrarier ces chers « analystes financiers » et faire perdre 4% de la valeur du titre lors de la séance de jeudi dernier à la Bourse d’Amsterdam. Il va sans doute falloir cravacher davantage encore les salariés pour complaire à l’implacable et insatiable EBITA.

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