Il est bien loin le temps où il suffisait d’une huitaine de jours pour recevoir une carte Total, à la bonne adresse et avec le bon code, bref une carte Total « normale » (qualificatif à la mode) permettant à son détenteur de faire le plein de son véhicule de société ou de fonction pour aller travailler. En une semaine, tout était réglé par une chargée de mission RH en région dont l’une des missions consistait à gérer le parc auto.
Aujourd’hui, c’est trois à quatre mois de délai qui sont nécessaires pour obtenir la carte, avec une suite de rebondissements et d’erreurs frôlant le burlesque et la bouffonnerie. Quand après maintes relances le salarié reçoit enfin sa carte, près de trois mois après la demande, il subit, presque systématiquement un blocage de ladite carte au motif d’une erreur de code, alors que ce code lui a été fourni par Total via le service Adecco concerné. Adecco invoque un bug chez Total mais dissuade fermement le salarié de s’adresser directement aux services du groupe pétrolier. Il lui faudra attendre encore deux semaines pour recevoir un duplicata et un code, souvent le même que celui qui dysfonctionnait, avant de tenter d’effectuer un premier plein de carburant. Il aura donc  fallu au « Total » près de quatre mois pour bénéficier d’une carte de paiement valide.
Mais les choses peuvent se corser encore un peu plus comme l’a vécu un cadre de la DR Nord. Aux péripéties précédemment décrite s’est ajoutée une erreur dans l’adresse d’expédition. En effet, alors qu’il avait mentionné à deux reprises dans des courriels son adresse personnelle, la précieuse carte lui a été expédiée à Eckbolsheim, au siège de la DR 43 dont il ne relève évidemment pas. Bilan : on rajoute encore une semaine…
On est forcé d’en venir à la grande question : incompétence(s) ou stratégie délibérée ? Quelle stratégie me demanderez-vous ? Quel intérêt peut-il y avoir à fâcher un salarié et à mobiliser inutilement plusieurs intervenants alors que chacun connait le sous-effectif qui entrave déjà suffisamment le bon fonctionnement des services ? « Eh bien j’vais vous l’dire » comme disait vous savez qui. Pendant ces quatre mois d’attente, de relances et crispations, que fait le salarié ayant un usage professionnel de son véhicule ? Il règle de sa poche un certain nombre de pleins de carburant qu’il se fera rembourser par notes de frais. Admettons qu’il ne remplisse pas immédiatement celles-ci et prenne un délai de deux semaines, il sera remboursé 6 à 8 semaines plus tard, soit au total 8 à 10 semaines de trésorerie… Quand on vous dit que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

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2 Commentaires

  1. Excellente illustration de ???
    Je pencherais pour incompétence et avarice !!!
    + un ciblage des salariés cadres ou pas, les moins "dangereux"…

  2. Arrêtez de vous plaindre car vous vous faites au moins payer le plein pour vos trajets Perso. Pensez à ceux qui n'ont qu un salaire et pas d avantages !!! C est injuste pour qui au final ???

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