Du 6 au 24 août, rediffusion du meilleur de l’année


Article publié le 6 octobre 2011 :

Certains
connaissent sans doute ce livre, « Brèves de comptoir », qui recensait
des centaines de petites histoires, jeux de mots, bien souvent vannes à
deux balles mais aussi véritables perles d’humour entendues et
patiemment collectées pendant des années dans les bistrots de quartier,
un peu partout en France, avec toute la convivialité qui s’exprime
autour du zinc, pour aboutir à un truculent recueil que je vous recommande. A lire pour les amateurs d’humour.

Nos
brèves d’agences sont beaucoup moins drôles, souvent pas drôles du tout
d’ailleurs, parfois désolantes mais reflètent sans doute mieux que de
coûteuse enquêtes, le climat tangible régnant aujourd’hui dans le
réseau. Voici donc, à la volée et sans chercher à les ordonner, un
certain nombre de faits, de remarques et de coups de gueule dont nous
sommes témoins lors de nos rencontres avec des salariés.
  •  C’est
    cette directrice d’agence en quatre-cinquième, à temps plein depuis un
    mois pour cause de manque d’effectifs à qui on refuse un JRS alors
    qu’elle n’est plus à temps partiel sur cette période de 30 jours.
  •  Ou
    le maintien de la clause de non-concurrence d’un attaché commercial
    dont on impute le coût de l’indemnité, 11 500 €, excusez du peu,
    entièrement à l’agence alors que la clause comprend plusieurs
    départements – périmètre sur trois directions régionales – ce qui laisse
    à l’équipe la désagréable impression de payer pour la région.
  • Retour des CPS dans le giron d’Adecco France avec une inquiétude sur la reprise d’ancienneté.
  • Les caméras de surveillance reçues dans les agences… Pas de commentaires pour l’instant… juste quelques rires tonitruants.
  • Les résultats de l’enquête GTPW déclinés en réunions de secteur. Pour la directrice d’agence qui nous livre sa réaction : « C’est
    un grand moment de manipulation. La Direction essaie de positiver ce
    qui est franchement mauvais et se gargarise de quelques points moyens »
    . Si elle le dit.
  • « Quand
    tu arrives chez Adecco, on ne te dit rien. Taux AT, possibilité d’avoir
    une indemnité véhicule, possibilité de faire des achats. On te laisse
    payer de ta poche puis tu apprends que tu pouvais acheter par Adecco
    (fournitures, café…)
    . »
  • « On
    te promet toujours et on ne tient aucune promesse. Changement
    d’expertise, augmentation, prime… C’est une grande machine à gagner du
    temps »
    .
  • Obligation de payer son repas lors d’une réunion de secteur. « C’est scandaleux ! ».
  • « Il
    n’y a pas d’équité entre les agences à faible rotation de TT et les
    agences à forte rotation de TT : la surcharge de travail devrait être
    compensée par une autre organisation du travail, des primes (comme dans
    le BTP, où elle est souvent pas versée pour toutes sortes de motifs
    fallacieux)
    « .
  • « Je
    suis directeur d’agence et j’ai invité mes collaboratrice à déjeuner.
    Ca m’a coûté 80 € de ma poche. On ne me donne même pas les moyens de les
    remercier
    « . 
  • « Adecco
    c’est une cash-machine : les frais financiers imputés sur des
    règlements obtenus et débités chez le client depuis trois semaines et
    non lettrés par le service encaissement. Les frais financiers ne sont
    jamais remboursés. Je suspecte l’entreprise de faire exprès pour
    augmenter la contribution des agences sous formes de frais financiers
    indus.  On se fait arnaquer »
    .
  • « Le loyer de mon « bouclard » est trop élevé, hors marché, et on ne veut pas me communiquer le bail. On se fait entuber« .
  • « ISS
    ( Société de nettoyage ) nous est imputée tous les mois. La femme de
    ménage ne vient qu’une fois sur deux. Où passe l’argent payé indûment et
    sûrement récupéré par l’entreprise ? On se fait arnaquer
     ».
  • « On nous a promis une gâche électrique suite à agression mais elle n’a jamais installée« .
  • « Les prix des fournitures disponibles sur la base sont surévalués. Ils se prennent sûrement leur gratte là-dessus aussi« .
  • « Le
    véhicule de société est obligatoire sur Paris. C’est plus un boulet
    qu’autre chose : PV, place de parking etc.. et partir en vacance à 4
    dans une C3 c’est même pas la peine. Mais je n’ai pas le choix
     ».

  • L’absence de JRS pour les temps partiels est très mal vécue, surtout en
    comparaison avec l’accord RTT ADIA qui maintient les JRS pour les temps
    partiels.
Arrêtons
nous ici pour le moment mais nous en avons encore quelques dizaines du
même tonneau et nous reviendrons sur ces « brèves d’agences », avec
pourquoi pas, un recueil complet.
Le lecteur ne peut imaginer la
fréquence avec laquelle nous entendons les termes « arnaque », « baise »,
« entuber », « on se fait enc… », « arnaquer », etc. Désolé pour le côté un
peu brutal de ces observations, mais nous les livrons telles que nous
les entendons, sans en rajouter, afin d’aider à une véritable prise de
conscience.

Puissent ces éléments alimenter d’urgence une réflexion sur les
conditions de travail, la transparence et la communication. Vite.

1 COMMENTAIRE

  1. j'adore ce déballage de gros mots! lol moi qui pensait qu'il n'y avait pas plus revendicateur et raleur et grossier que notre agence….je suis ravi de constater que nous partageons tous le même ras le bol…et le même vocabulaire!!!! CROTTE! ça c'est juste pour mettre ma touche perso, tout en restant poli….

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici