Ne pas témoigner est un délit pénal
Une salariée en souffrance nous a confié le calvaire qu’elle avait enduré pour avoir simplement refusé une mobilité qu’elle pensait inopportune et en tout cas peu en rapport avec ses aspirations.
Mise à l’écart, pression psychologique, indifférence et surtout retrait par peur des collègues craignant pour leur poste et leur avenir, puis l’engrenage des arrêts maladie, l’avis du médecin du travail, les traitements pour l’insomnie, l’anxiété, la dépression et au bout du bout l’inaptitude. On connait, hélas, le terrible engrenage destiné à broyer le salarié un peu trop gênant par son franc-parler ou son manque de docilité, trop « senior » ou dont on veut tout simplement se défaire.
Il n’est sans doute pas inutile de rappeler que les témoins de ce que l’on peut assimiler à du harcèlement moral ont, non le pouvoir mais le devoir de témoigner, soit auprès d’un syndicat, soit auprès d’institutions telles que la Médecine du travail ou la DIRRECTE (ex-Inspection du Travail). En cas de gros pépin ou tout simplement de procédure, le silence des témoins se trouve sanctionné au tribunal correctionnel au motif de « non assistance à personne en danger ».
Notre salariée en souffrance nous raconte, à l’issue de son long calvaire, le témoignage de l’une de ses plus proches collègues lui exprimant sa honte d’avoir été aussi lâche, de s’être tue et de n’avoir pas osé témoigner. Elle finit même par lui confier : « C’est grave. En temps de guerre, on serait des collabos« , avant de s’effondrer en larmes. Rongée par le remords de sa propre lâcheté, cette salariée éprouve une profonde souffrance de ne pas s’être exprimée à temps et n’envisage évidemment pas de rester dans l’entreprise. Reconnaissons-lui au moins le courage de cet aveu difficile à formuler. 
Les arrêts maladie pour dépression larvée, problème d’épuisement moral et psychologique et autres pathologies se multiplient, sans parler des troubles du sommeil, maladies de peau, troubles digestifs, maux de dos… Si vous êtes témoin de pressions anormales, de mises à l’écart, de tentatives répétées de déstabilisation ou de manquement au respect, n’hésitez pas à nous contacter pour nous exposer les faits et vous apporter les premiers conseils pratiques et adresses. Nous initierons aussitôt une phase de discussion-négociation dans un premier temps et, le cas échéant, porterons l’affaire en justice.
Lundi sur ce blogue : 
Le dernier rapport de l’INSEE sur la paupérisation des Français

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3 Commentaires

  1. Tout ce que l'on peut souhaiter ; c'est que ces quelques "nazillons" (pour rester dans le ton de l'article)partiront avec le PDV, car s'ils restent ils auront encore plus de pouvoirs !!!

  2. être "collabos" c'est pas joli joli… arrêtez un peu de trahir vos valeurs pour le salaire qui vous est donné et agissez ! Ce qui arrive à votre collègue aujourd'hui vous arrivera sûrement demain si vous laissez faire ça.

    "s'effondrer" ouai super … mais c'est un peu tard non ?

    Mais bon, c'est vrai qu'avec toute la considération que vous avez en retour de la part de vos supérieur, ça vaut vachement le coup de charger votre conscience en fermant les yeux – LOL !

  3. Collabos ??? Et vous messieurs de la CFE-CGC d'ADECCO ce n'est pas ce que vous faites avec la Direction depuis de nombreuses années moyennant avantages….. Une nouvelle fois le constat est sans appel avec le PDV. Balayez donc devant votre porte!

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