Adecco a publiquement annoncé avoir placé 100 millions de francs suisses de plus d’un emprunt obligataire d’échéance au 18 décembre 2017 portant
un coupon de 1,875% l’an.
Le produit de cette levée obligataire
sera, comme celui de l’opération similaire menée en juin dernier,
destiné à financer le programme de rachat d’actions annoncé fin juin,
dont le montant maximal est de 400 millions de francs suisses. Nous avons déjà largement évoqué la question dans notre article du 27 juin dernier.
Pour expliquer ce rachat massif d’actions, nous écrivions à cette date : « Compte tenu d’une « solide santé financière de l’entreprise » et d’un « cash-flow fort »,
selon les termes de la presse économique, le groupe emploiera ces 480
millions au rachat de ses propres actions afin de les détruire, dans le
but de réduire le capital-actions
« . Dès le 29 juin, dans l’article titré « Rachat des actions par le groupe : à pleines mains dans le pot de confiture« , nous relations l’avis d’un expert financier sur le sujet : « C’est uniquement le désir de satisfaire les actionnaires qui guide
cette action via le redressement du cours. Que cela suffise ou non à
faire remonter le cours, c’est tout de même un cadeau fait aux
actionnaires car les dividendes seront partagés par beaucoup moins
d’actionnaires. Ce n’est pas un hasard si cette opération se fait au
moment où le cours est au plus bas, ce qui permet de racheter le plus
d’actions possibles et d’impacter ainsi fortement les dividendes. Il ne
faut pas oublier que les dirigeants du groupe sont également
d’importants actionnaires. Cette stratégie est donc purement patrimoniale et n’apporte aucune contribution au développement économique du groupe.
« 
Tout était dit. Est-il besoin d’épiloguer ? Le placement de 100 millions dans un emprunt obligataire ne constitue donc qu’un moyen technique et tout à fait secondaire de parvenir à ce rachat d’actions. Loin d’être candides ou de doux rêveurs et parfaitement conscients des enjeux financiers et concurrentiels auxquels se trouve confrontée une entreprise, nous aimerions néanmoins tellement entendre, même ponctuellement, évoquer la carrière et l’intérêt des salariés, notre métier pourvoyeur d’emplois, les difficultés des salariés intérimaires et la grandeur qu’il y a à servir attentivement des clients. Un jour peut-être ?

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