Selon les chiffres officiels nous nous rapprocherions tout doucement de l’objectif initial du nombre de départs souhaité pour ce Plan de départ volontaire. Faut-il cependant accorder confiance aux chiffres officiels ? Chacun apportera sa réponse à cette impertinente question. Certains acceptent sans ciller les chiffres officiels du chômage, de l’inflation ou de la délinquance tandis que d’autres, se référant sans doute à des indicateurs différents, préfèrent toujours conserver une prudente réserve. Nous resterons donc sur le mode conditionnel.
Il y aurait au total plus de 450 projets validés par l’EMP et rappelons pour mémoire que l’objectif initial était de 530 équivalents temps plein mais attention, cette validation par l’EMP n’équivaut évidemment pas à une certitude de départ loin de là.
Pour les deux grandes catégories de salariés concernés par ce plan, les fonctions « support » et les fonctions « réseau », l’objectif initial serait respectivement atteint à  plus de la moitié pour les uns et à près de trois-quart pour les autres. Nous avions évoqué, avant même l’ouverture du plan, la difficulté spécifique d’employabilité de nombre de chargés de mission dont la fonction en interne peinerait plus ou moins, selon nous, à s’exporter sur le marché du travail. Les fonctions « réseau », plus lisibles, nous apparaissaient de transfert plus aisé.
Concernant les « P2 » dont un « P1 » pourvoira le poste il n’y aurait, à ce jour, que moins de 10 dossiers validés pour un départ à l’externe auxquels s’ajoutent quelques-uns en attente, ce qui semble évidemment bien peu au regard de nombre de vocations à la sortie.
Concernant la mobilité interne, c’est le grand cafouillis. Les salariés mutés, déjà en fonction, n’ont toujours pas reçu le moindre avenant, ni la moindre confirmation écrite un peu officielle de leur mutation. Ils sont loin d’être au clair avec leur rémunération qui souvent ne leur a été révélée qu’après leur acceptation du poste et qui s’est parfois avérée être la mauvaise surprise du chef… Quant à la prime semestrielle liée à leur poste d’origine, personne ne sait encore la part qu’ils en percevront. Nous avons déjà évoqué ce point crucial le 5 novembre dernier dans notre article « La question (qui fâche) du jour » sans que cela n’ait en rien provoqué la moindre réaction de nos dirigeants. La rémunération est-elle devenue un sujet tabou ?

2 Commentaires

  1. ils sont sous pression, sachant que tout doit être bouclé pour la fin d'année.
    Je pense qu'ils vont avoir du mal, d'une part par le quota toujours non atteind et d'autre part le nombre important de contentieux toujours en cours.

    bien du courage, brave gens.

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