Ici et là, des salariés nous contactent, indignés par les propositions qui leur sont faites de transactions dont ils estiment les montants dérisoires et en tout cas très en deçà de ce qu’ils auraient perçu dans le cadre du Plan de départ volontaire. Ce sont souvent des montants inférieurs de 20, 30, 40% ou plus encore qui leur sont très « généreusement » proposés. La palme revient sans doute à ce cadre, bénéficiant d’une grande ancienneté et d’un salaire convenable qui s’est vu proposer environ un tiers de ce qu’il aurait obtenu dans le cadre du PDV. Hélas pour lui, il est « P2 » et, malheureusement, personne et en tout cas aucun « P1 » ne semble avoir convoité son poste. Grâce à une négociation serrée, il a pu améliorer l’ordinaire mais déplore d’avoir du se transformer, sur le tard, en « marchand de tapis » après 25 années de bons et loyaux services. Il partira néanmoins avec un montant inférieur d’environ un tiers à ce qu’il aurait perçu s’il avait bénéficié du fameux label « P1 ». Il aurait sarcastiquement répondu : « Merci Monsieur, c’est trop, la bonté de Monsieur perdra Monsieur ».
Cela nous ramène une fois encore au problème des P2 dont un certain nombre sortent aujourd’hui « à petit prix » puisque, parfois curieusement, rien ne semble avoir été fait pour faciliter leur remplacement par une mobilité interne. C’est toujours ça de pris ! Comme disaient nos grands-mères : « il n’y a pas de petites économies » ou « les petits ruisseaux font les grandes rivières » (qui toutes confluent vers Zurich…), etc. Sans parler des « petits arrangements entre amis » grâce auxquels se multiplient les dérogations aux Livres I et II du PDV. les modifications de structure non prévues dans ces documents officiels se multiplient jour après jour dans une parfaite illégalité. Au nom d’une improbable « logique d’emploi », on enlève telle activité à un Directeur d’agence pour la filer plus ou moins en douce à tel autre, on modifie les mouvements de structure présentés comme inéluctables il y a quelques mois encore, on regroupe, on sépare, on ferme ce qui ne devait pas l’être et j’en passe.
Les choses sont maintenant claires, autant qu’elles peuvent l’être, et il semble que la multiplication des transactions en cours et à venir viendra parachever le PDV et sans doute aggraver encore la baisse des effectifs. Depuis bien longtemps nous alertons sur l’affaiblissement de l’entreprise conséquence directe de la baisse des effectifs et de la réduction souvent arbitraire des structures. Certains salariés commencent maintenant à reprendre les propos que nous tenons depuis des années concernant la mise en cause de la pérennité de l’entreprise. Une chose est bien certaine et nous souhaitons aujourd’hui la graver dans le marbre : on ne pourra éternellement « vivre sur la bête » et continuer à démonter l’entreprise sans, un jour ou l’autre et beaucoup plus vite que certains ne le pensent, la mettre en danger.
De PSE en PDV puis en transactions ou rafales de démissions, jamais ne semble pouvoir être stoppée la course folle à l’abîme. Sans parler de la noria des restructurations dont l’une remplace l’autre avant même son achèvement et pour quel résultat ? A-t-on pour autant repris un malheureux pour cent de part de marché depuis 5 ans ? Voulez-vous que nous évoquions en détail les effectifs « tertiaire », le BTP ou le retail
Sans dialogue social ni véritable écoute du réseau, de ses contraintes et des représentants des salariés, rien ne changera vraiment. Les partenaires sociaux cohérents réfléchissent déjà aux modes d’action à venir les mieux adaptés à la situation. Les lecteurs de ce blogue seront bien entendu les premiers informés.

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4 Commentaires

  1. Dans le cadre du pdv combien de représentants du personnel adia sont partis avec un cheque
    Ceux ci sont meme partis avec une transaction concernant la participation

  2. Concernant ces salariés qui partent avec des indemnités inférieures à ce qui était prévu, vous, les syndicats ne pouvez rien faire ? N'est-ce pas votre role d'alerter l'inspection du travail…

  3. la seule solution pour se faire entendre par cette bande de "j'en ai rien a foutre de tout", c'est de tout balancer à la presse et aux télés.

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