Comme il fallait s’y attendre, le transfert des Chargés de mission formation ne se passe pas aussi simplement que la direction ne l’espérait. Sur le papier pourtant, tout semblait simple et limpide : huit chargés de mission glissaient d’Adecco France vers Adecco Formation avec l’heureuse perspective de contribuer à l’essor d’une petite filiale aujourd’hui fort mal en point. On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur une modifications de structure qui revient à supprimer encore huit emplois chez Adecco France pour les transférer dans une filiale plus ou moins déficitaire. Passons. Une fois ce transfert accompli, il ne leur restait plus qu’à développer leur activité en devenant en quelque sorte prestataire de service auprès du réseau tout en développant parallèlement leur portefeuille clients. Jusque là, la proposition semble plutôt alléchante et le projet sympa pour un salarié en recherche d’un second souffle.
Mais la perspective de quitter le vaisseau amiral pour le frêle esquif de la formation ne semble pas vraiment enchanter les Chargés de mission formation et il semblerait même qu’aucun ne soit bien empressé de tenter l’expérience, craignant sans doute une aventure sans lendemain. Il faut dire que ces dernières années un certain nombre de cagades retentissantes ont  refroidi les meilleures volontés et assagi les plus intrépides. Quid de l’avenir à moyen terme dans cette petite entité aujourd’hui dans une mauvaise passe financière ? Et puis l’on a appris ces dernières années, par expérience, que dans pareil transfert, il n’y a ni ticket de retour, ni plan B : en cas d’échec ou de revirement stratégique, il n’y a guère que la porte qui attende les infortunés aventuriers, aussi « one again » fussent-ils. Le frêle esquif se transforme alors rapidement en Radeau de la méduse et c’est le grand sauve-qui-peut dans le style chacun pour soi et Dieu pour tous.
Se pose alors la question du sort des CMF qui renâclent ou refusent carrément de signer leur avenant chez Adecco Formation. Outre les pressions et certains comportements mesquins qu’ils ont aujourd’hui à subir, ces salariés sont en train de se transformer à leur tour en « surnuméraires » et risquent fort de se retrouver placardisés dans l’attente de leur éviction. La restructurite a encore frappé et les Chargés de mission formation assistent aujourd’hui impuissants au transfert d’une partie de leur mission vers Adecco Formation, dépouillement hélas classique annonçant leur prochaine marginalisation.

Nous leur affirmons ici notre solidarité et lançons un appel à témoignage en direction de ceux qui ne nous ont pas encore approché afin que nous puissions contribuer à la défense de leurs intérêts.

4 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici