Souvent une question nous est posée, plus ou moins de la manière suivante : « Bon, tout ça c’est très bien, vous avez souvent raison mais maintenant qu’est-ce qu’on fait concrètement ?« . Sous cette forme ou sous une variante, nous recevons plusieurs fois par semaine cette question. Parfois, la question nous est posé de manière plus brutale, dans le genre : « Je gagne de moins en moins, à quoi servent (ou que font) les syndicats ?« . Aucune question ne nous dérange et les réponses à ces interrogations demeurent finalement assez simples.
L’un des moyens majeurs, c’est la grève mais à utiliser avec précaution et parcimonie. Une grève tous les mois ou deux mois n’aurait aucun sens et finirait par éreinter les salariés tout en leur faisant perdre à chaque fois du salaire. Ceci dit, la dernière grève du mardi 9 avril 2013 restera une date historique dans l’histoire de l’entreprise. Elle fut la plus suivie depuis sa création et eut des retentissements profonds dans l’entreprise. Elle permit quand même, entre autres, d’obtenir le libre-choix de signature ou non pour les avenants de confiscation totale. Difficile aussi de vous décrire en quelques mots la panique de la direction dont le numéro un avait singulièrement décidé de visiter des agences en province ce jour-là…
Une grève doit donc demeurer une démarche ponctuelle, exceptionnelle – une fois ou deux dans l’année, au grand maximum.
Un second moyen d’action évident et à la portée de tous, consiste à cesser de faire preuve d’un zèle stérile en effectuant des heures à n’en plus finir, sachant que l’entreprise gèle les salaires fixes depuis six ans et ne rémunère pas les heures supplémentaires. Inutile donc d’en rajouter. Ainsi le salarié rémunéré à 12 € de l’heure, par exemple, et prenant l’habitude d’effectuer chaque jour une heure supplémentaire non rémunérée voit-il sont taux horaire réel passer à 10,45 €, c’est-à-dire légèrement au-dessus du SMIC. Ceci n’est qu’un exemple et à chacun de faire son calcul personnel. Certains salariés découvriront que leur taux de rémunération réel se situe en-dessous du SMIC. Mieux vaut à ce moment-là faire dame-pipi près de chez soi, avec une gestion simplifiée et les soucis en moins.
Un autre moyen majeur consiste à nous contacter, nous expliquer votre situation et nous permettre ainsi d’agir sur des points bien particuliers tout en préservant bien entendu votre anonymat. Les élus et délégués syndicaux sont vos représentants et porte-paroles. Ils sont tout cela mais il ne sont aussi que cela. Sans les salariés, rien ne sera vraiment possible.
Nous transmettre également des informations ponctuelles sur votre cas précis, celui de votre agence, de votre zone, enrichit notre connaissance des enjeux. Ces données nous sont précieuses pour appréhender des points que nous ne connaissons pas forcément tant sont nombreux les cas particuliers sur l’ensemble du territoire.
Les premiers moyens à mettre en œuvre consistent bien entendu à adhérer à notre syndicat, à vous présenter aux élections professionnelles et, bien entendu, à voter. Tout cela paraîtra évident mais les choses vont mieux en les disant. Le dialogue social est l’affaire de tous et on ne peut vouloir le faire avancer sans personnellement s’impliquer et en attendant tout des autres. Les autres, c’est chacun d’entre nous. A ce sujet, nous filtrons régulièrement sur ce blogue des commentaires d’un disciple de Maître Yakafokon qui, du haut de son anonymat, critique, invective, raille ou dénigre l’action syndicale en général, douillettement installé derrière son PC. Le pauvre doit même commencer à avoir des cals aux mains et nous lui offrirons bien volontiers un pot de crème Nivea pour adoucir la main meurtrie, à condition qu’il nous laisse ses coordonnées.
Parmi les autres moyens à la disposition des salariés, nous n’évoquerons pas ici la résistance passive, la grève larvée, ni la grève du zèle qui ne rentrent pas dans les formes légales d’expression légalement reconnues. Chacun usera de son libre-arbitre en la matière. Toutefois, de nombreux salariés ont évoqué à maintes reprises une sorte de grève du reporting. Piste à creuser, sans doute.
Si vous avez des suggestions d’action, des idées pour faire avancer de façon originale ou tout au moins différente le dialogue social, n’hésitez pas à nous écrire. Nous publierons, de façon anonyme les suggestions qui nous paraitront les plus innovantes et efficaces.

9 Commentaires

  1. Blocage des pointages en agence avec des acomptes aux tt pour ne pas les léser ce qui implique pas de facturation. transfert ligne au siège.

  2. Refus de l'entretien annuel d'évaluation ou ne pas le valider dans la base.
    Ne faire que des fautes dans les "formations" en ligne.
    Evaluations systématiquement négative de toutes les diverses formations.
    Aucune réponse positive lors du GPTW.
    Ne pas se rendre aux "sauteries" de la hiérarchie (anniversaires, repas de fin d'année, etc…)
    Plus de reporting ni de saisie dans LEA.
    Si reporting, ne les envoyer qu'après relances.
    Récupération systématique des heures sup'
    Donner le n° de tél du N+1 (ou équipe DZ, siège,…) à tous les clients/TT mécontents.
    Refus pour les commerciaux et DA de faire des contrats TT pendant les absences des AA, RR, etc…
    Dire que l'on est paniqué si on est seul(e) dans l'agence et refuser d'ouvrir au public.
    Demander une enquête CHSCT pour faire "expertiser" l'agence.
    Faire venir la DIRECCTE et la CARSAT sur dénonciation anonyme (on est pas obligé de choisir son agence).
    Ne prendre plus aucune initiative et plus globalement demander un accord par mail à tout moment.
    Ne jamais prendre la parole en réunion
    Refuser de manger avec son n+1
    Refuser les réunions "plateaux-repas" et/ou récupérer les heures faites.
    Demander un accord par écrit pour faire des heures sup' et comme pas d'accord, partir en laissant le job en plan.
    Faire respecter le 1/3 temps des contrats des TT.
    Ne pas pratiquer la gestion des allégements.
    Envoyer anonymement à l'URSSAF toutes les notes relatives à la gestion des allégements.
    Pousser les TT a aller au prud'hommes.

    Vous en voulez d'autres ?

  3. Excellent !
    Pour ma part, j'ai testé quelques unes de ces suggestions.
    En particulier, j'ai refusé l'entretien individuel car ça ne change rien à ma situation depuis des années, et ce malgré des commentaires élogieux réguliers.
    J'avoue que mon DS ça l'a mâché et que dans la foulée d'autres collègues m'ont suivie !
    Bon OK, ça n'a pas révolutionné Adecco ; mais imaginons que beaucoup fassent la même chose, à votre avis ?
    Je refuse aussi, en tant que DA de faire le moindre contrat TT en cas d'absence (s) dans mon agence (c'est pas dans mon contrat de travail, ni dans mes attributions) , et bien on m'envoie quelqu'un pour les faire ! Et si tous les DA faisaient pareil ?
    Les petits ruisseaux font les grandes rivières, pensez-y !
    Mais bien sur, pour ça il faut en avoir (et je suis une fille) !!!

  4. Je vois qu'il y a des l'imagination et des propositions. Je pense que si nous commençons par arrêter de saisir sur Léa, et arrêter toutes remontées, déjà cela nous dégagera du temps pour nous et faire l'essentiel donc notre véritable boulot, et en plus avec ce moyen discret et indispensable notre direction nationale se retrouvera rapidement en situation délicate et commencera eventuellem a changer de regard sur les numéros que nous sommes. Concernant adhérer a un syndicat, je suis d'accord a première vue, mais au vu de cout de l'adhésion et de nos salaires dérisoires, je suis désolé de vous dire que ce n'est pas ma priorité. J'espère sincèrement que les discours vont se transformer en actions…a très vite.

  5. Heu, tu plaisantes ?
    La cotise me coûte 19,80 euros par mois, soit moins d'un euro par jour travaillé et en plus c'est déductible des impôts à 66% des cotisations versées sur l’année !
    Fais le calcul ; ça te reviens à une cotisation nette annuelle de 80,78 euros, soit 6,73 par mois et donc 0,336 euro par JT
    Si t'as pas 34 centimes par jour devant toi mec ; c'est que t'es vraiment dans la mouise profonde, ou alors t'es un sacré faux-cul…
    Non mais j'te jure, y'en a hein ?

  6. des actions, en voila une pourquoi ne pas défendre les salariés qui veulent partir dans des conditions correctes qui n'ont pas eu le droit au plan de départ volontaire ni a la GPEC

  7. on a testé en conf tel réunion DZ en tant que da avec les autres DA de ne répondre à aucune questions, une mouche volée vous dis je ! je vous dis pas la tête du dz, du rvz et tac ! ah oui ce fameux tac tac tac… Sinon, je remonte tout dysfonctionnement, du style des dossiers formation qui passent par Adecco Formation a deux fois le prix de notre organisme en local, mais c'est bizarre aucun retour de la direction sur ce point, heureusement que nous savons dire non en local… Sinon, c'est fou le nombre d'appels que je reçois de da de la concurrence pour venir chez eux ! ils se passent le mot ou quoi ! mais à force d'être tenté et d'être dégouté (attendez de voir les résultats de Janvier) je vais finir par y aller ! après 16 ans de service ! !!!

  8. A quand le retour de PHILIPPE MARCEL qui a su lui défendre ses équipes ! Ils sont restés "bouchés" ou quoi au kick off allo allo Alain, hé réveilles là dedans !

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